Cousins jusqu’au bout du bonnet.

La famille, chez les hobbits, est le plus important – après les habits, bien sûr, et l’herbe à pipe, et la bière, et…


Aussi surnommés les Schtroumpfs d’Ithilien, Blacks et Jessaldine sont le deuxième couple des Daft Pigs, après le célèbre Anur et Eljoying. Ceux-là sont cousins au 6ème degré, ou plus exactement, Blacks est le petit-fils du grand-oncle côté paternel de Jessaldine – un arbre généalogique tout ce qu’il y a de plus normal chez les hobbits. Vous les avez déjà sûrement vus parader ensemble, lors des concerts, avec chacun une tenue aux couleurs identiques. À vrai dire, j’avais confectionné ces tenues pour le FriendShipFrance, qui avait eu lieu suite aux événements du 13 Novembre 2015. Mais voilà : les couleurs de notre tricolore drapeau sont tout de même jolies, et je me suis autant attachée à cette tenue que Blacks à la sienne. Et puis, ainsi, nous avions une tenue assortie ! Nous l’avons donc gardée et, pour les amateurs des concerts des Daft Pigs, vous savez à quel point nous aimons la sortir.

L'élégance des hobbits.
L’élégance des hobbits.

Concernant la tenue elle-même, les couleurs étaient données à l’avance : bleu, blanc, et rouge ! J’avais, bien entendu, commencé par m’habiller moi-même. Par la suite, j’ai dû en faire autant pour Vanielle, Lunehiver et Elspeth (je vous mettrais un petit screen nostalgique à la fin), puis, Blacks m’en a aussi demandé une. Dans tous les cas, j’ai utilisé le Bonnet à pompon de Yule, pour la simple raison qu’il me rappelait le bonnet phrygien, un des symboles de la France (pour ceux qui ne le savaient pas). J’avais donc ma touche de rouge. Il me fallait du bleu et du blanc, je n’avais pas le temps de confectionner une tenue très sophistiquée et, dans tous les cas, je la voulais légère mais équivoque. Pour Jessaldine, la robe d’automne était idéale, puisqu’une grande partie de la robe reste blanche, sans compter sur le fait que je trouve cette robe splendide et que je voulais l’utiliser depuis longtemps. Quant à Blacks, je lui avais proposé plusieurs robes, et c’est la Robe des temps d’hiver qui a gagné – depuis il ne s’en sépare plus, même en cochon ! Quant aux pieds, je suis de celles qui vouent une haine acharnée contre les hobbits avec des chaussures, mais c’est au goût de chacun, et mon cousin a préféré en rajouter (je dénie toute responsabilité). Pour finir, ces tenues ont le mérite d’avoir un côté hivernal qui convenait bien à la saison, n’est-ce pas ? Oui, je me trouve une raison pour partager ce que j’avais, depuis longtemps, voulu partager.


B&J3

Le quartier Est était connu pour avoir les hobbits les plus étranges et mutins de la Comté, on louait souvent ces fantaisies à la proximité de Bree et de Staddel, qui étaient le territoire le plus sauvage et exotique à proximité de la Comté aux yeux de tous. Tous les hobbits de la région n’étaient pas extravagants bien entendu, mais c’était bel et bien là-bas qu’on en trouvait le plus – bien que, de l’avis de tous, aucun n’arrivait à la cheville de Bilbon Sacquet. Parmi ceux-ci se trouvait deux cousins, relativement connus de la région – ils inspiraient la méfiance – pour leur tendance au grabuge : Blacks et Jessaldine. 

Autant dans leurs plus jeunes années que dans l’adolescence, les deux cousins avaient tendance à courir les rues, à s’agiter et à produire des cabrioles qui filaient la migraine à leurs mères – un jour, alors qu’elle n’était qu’une enfant, Jessaldine était même tombée : cela lui arrivait souvent et elle ne s’en formalisait pas, hélas, une pierre s’était trouvée solidement enfoncée dans la terre et avait atteint le menton de la jeune hobbite, dont l’image du visage ensanglanté continuait de hanter les esprits de mères apeurées. Ils riaient, buvaient, chantaient, festoyaient toujours avec le même entrain qui ne semblait jamais s’accompagner d’une quelconque fatigue. 

Ils étaient ainsi vus par le voisinage comme des casse-cous intrépides et dangereux pour eux-même qui, bien qu’ils soient polis et bienséants, ne semblaient pouvoir se calmer qu’avec le grand-père de Jessaldine, le Père Magotte, quand celui-ci leur parlait du travail de la terre, ou que leur grand-mère commune, Dina, évoquait les douces mélodies de feu la mère de Blacks. Toute cette agitation était mal vue par les hobbits qui se jugeaient les plus respectables ; pourtant cette énergique complicité avait bel et bien aidé à déterminer ce qui était alors leur avenir, à savoir le métier de frontalier pour Jessaldine, et le noble art d’un musicien itinérant pour son cousin. 

 Malgré cette tendance inconvenante à l’agitation, ils n’étaient pas les proies de l’animosité – tout au plus suscitaient-ils des froncements de sourcils – des hobbits de la Comté, essentiellement parce qu’ils étaient bien élevés. Ils ne manquaient pas de conversation et de politesse, et leur entrain s’accompagnait d’une sociabilité époustouflante – un autre trait qui leur servirait plus tard – dont la conséquence directe était leur présence aux diverses festivités. Leur place n’était définitivement pas à leur maison, au chaud près de la cheminée, aussi Pervenche, la mère de la future frontalière, avait pris soin de leur tricoter à tous les deux un joli petit bonnet – parce que c’est bien connu qu’il faut se couvrir la tête pour avoir bien chaud. Leur goût pour les fêtes était, comme la plupart des hobbits il fallait l’avouer, inné et nettement développé depuis leur plus jeune âge – jamais ils ne perdirent leur capacité à danser jusqu’au bout de la nuit.

Bien qu’ils n’habitèrent pas le même village, il ne leur fallait que peu de temps pour courir à travers les vallons de la Comté pour se rejoindre. Ils passèrent la plupart de leur temps ensemble – ils étaient alors sans frère et sœur l’un et l’autre. La pauvre petite hobbite fut la victime des premiers essais musicaux de Blacks, mais étrangement, elle avait tendance à en redemander, conquise qu’elle était par ces quelques mélodies improvisées. 

Leur heureuse enfance ensemble laissa place à l’âge adulte où, leurs choix professionnels ayant quelque peu divergé, ils s’éloignèrent peu à peu. Mais leur puissante amitié demeurait, tapie sous les innombrables souvenirs, pour resurgir durant leurs nombreuses rencontres lors des différentes fêtes qui pouvaient y avoir en Comté ou à Bree, ou lorsqu’ils prenaient le temps de fumer un peu d’herbe à pipe subtilisée dans la réserve du Père Magotte. 


Tête : Bonnet à pompon de Yule, festival de Yule, rouge. 
Torse : Robe des Temps d’hiver, festival de Yule, bleu evendim pour Blacks. Robe des Moissons Brassées, festival d’Automne, bleu evendim pour Jessaldine.


Il était plus que temps que je publie une nouvelle tenue, j’en conviens – je m’excuse pour ce rythme très loin de celui de Pruna ou d’Aza et Epi, ce qui m’épate toujours autant. Il m’est difficile de tout concilier – je ne vous parle même pas de mon retard en jeu ou même dans mes corrections chez Yao !

En bonus, je vous laisse un screen des Daft Pigs lors du FrienShipFrance :

Sincèrement vôtre, Jessaldine, Taill’Ithilien.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s