Cousins jusqu’au bout du bonnet.

La famille, chez les hobbits, est le plus important – après les habits, bien sûr, et l’herbe à pipe, et la bière, et…


Aussi surnommés les Schtroumpfs d’Ithilien, Blacks et Jessaldine sont le deuxième couple des Daft Pigs, après le célèbre Anur et Eljoying. Ceux-là sont cousins au 6ème degré, ou plus exactement, Blacks est le petit-fils du grand-oncle côté paternel de Jessaldine – un arbre généalogique tout ce qu’il y a de plus normal chez les hobbits. Vous les avez déjà sûrement vus parader ensemble, lors des concerts, avec chacun une tenue aux couleurs identiques. À vrai dire, j’avais confectionné ces tenues pour le FriendShipFrance, qui avait eu lieu suite aux événements du 13 Novembre 2015. Mais voilà : les couleurs de notre tricolore drapeau sont tout de même jolies, et je me suis autant attachée à cette tenue que Blacks à la sienne. Et puis, ainsi, nous avions une tenue assortie ! Nous l’avons donc gardée et, pour les amateurs des concerts des Daft Pigs, vous savez à quel point nous aimons la sortir.

L'élégance des hobbits.
L’élégance des hobbits.

Concernant la tenue elle-même, les couleurs étaient données à l’avance : bleu, blanc, et rouge ! J’avais, bien entendu, commencé par m’habiller moi-même. Par la suite, j’ai dû en faire autant pour Vanielle, Lunehiver et Elspeth (je vous mettrais un petit screen nostalgique à la fin), puis, Blacks m’en a aussi demandé une. Dans tous les cas, j’ai utilisé le Bonnet à pompon de Yule, pour la simple raison qu’il me rappelait le bonnet phrygien, un des symboles de la France (pour ceux qui ne le savaient pas). J’avais donc ma touche de rouge. Il me fallait du bleu et du blanc, je n’avais pas le temps de confectionner une tenue très sophistiquée et, dans tous les cas, je la voulais légère mais équivoque. Pour Jessaldine, la robe d’automne était idéale, puisqu’une grande partie de la robe reste blanche, sans compter sur le fait que je trouve cette robe splendide et que je voulais l’utiliser depuis longtemps. Quant à Blacks, je lui avais proposé plusieurs robes, et c’est la Robe des temps d’hiver qui a gagné – depuis il ne s’en sépare plus, même en cochon ! Quant aux pieds, je suis de celles qui vouent une haine acharnée contre les hobbits avec des chaussures, mais c’est au goût de chacun, et mon cousin a préféré en rajouter (je dénie toute responsabilité). Pour finir, ces tenues ont le mérite d’avoir un côté hivernal qui convenait bien à la saison, n’est-ce pas ? Oui, je me trouve une raison pour partager ce que j’avais, depuis longtemps, voulu partager.


B&J3

Le quartier Est était connu pour avoir les hobbits les plus étranges et mutins de la Comté, on louait souvent ces fantaisies à la proximité de Bree et de Staddel, qui étaient le territoire le plus sauvage et exotique à proximité de la Comté aux yeux de tous. Tous les hobbits de la région n’étaient pas extravagants bien entendu, mais c’était bel et bien là-bas qu’on en trouvait le plus – bien que, de l’avis de tous, aucun n’arrivait à la cheville de Bilbon Sacquet. Parmi ceux-ci se trouvait deux cousins, relativement connus de la région – ils inspiraient la méfiance – pour leur tendance au grabuge : Blacks et Jessaldine. 

Autant dans leurs plus jeunes années que dans l’adolescence, les deux cousins avaient tendance à courir les rues, à s’agiter et à produire des cabrioles qui filaient la migraine à leurs mères – un jour, alors qu’elle n’était qu’une enfant, Jessaldine était même tombée : cela lui arrivait souvent et elle ne s’en formalisait pas, hélas, une pierre s’était trouvée solidement enfoncée dans la terre et avait atteint le menton de la jeune hobbite, dont l’image du visage ensanglanté continuait de hanter les esprits de mères apeurées. Ils riaient, buvaient, chantaient, festoyaient toujours avec le même entrain qui ne semblait jamais s’accompagner d’une quelconque fatigue. 

Ils étaient ainsi vus par le voisinage comme des casse-cous intrépides et dangereux pour eux-même qui, bien qu’ils soient polis et bienséants, ne semblaient pouvoir se calmer qu’avec le grand-père de Jessaldine, le Père Magotte, quand celui-ci leur parlait du travail de la terre, ou que leur grand-mère commune, Dina, évoquait les douces mélodies de feu la mère de Blacks. Toute cette agitation était mal vue par les hobbits qui se jugeaient les plus respectables ; pourtant cette énergique complicité avait bel et bien aidé à déterminer ce qui était alors leur avenir, à savoir le métier de frontalier pour Jessaldine, et le noble art d’un musicien itinérant pour son cousin. 

 Malgré cette tendance inconvenante à l’agitation, ils n’étaient pas les proies de l’animosité – tout au plus suscitaient-ils des froncements de sourcils – des hobbits de la Comté, essentiellement parce qu’ils étaient bien élevés. Ils ne manquaient pas de conversation et de politesse, et leur entrain s’accompagnait d’une sociabilité époustouflante – un autre trait qui leur servirait plus tard – dont la conséquence directe était leur présence aux diverses festivités. Leur place n’était définitivement pas à leur maison, au chaud près de la cheminée, aussi Pervenche, la mère de la future frontalière, avait pris soin de leur tricoter à tous les deux un joli petit bonnet – parce que c’est bien connu qu’il faut se couvrir la tête pour avoir bien chaud. Leur goût pour les fêtes était, comme la plupart des hobbits il fallait l’avouer, inné et nettement développé depuis leur plus jeune âge – jamais ils ne perdirent leur capacité à danser jusqu’au bout de la nuit.

Bien qu’ils n’habitèrent pas le même village, il ne leur fallait que peu de temps pour courir à travers les vallons de la Comté pour se rejoindre. Ils passèrent la plupart de leur temps ensemble – ils étaient alors sans frère et sœur l’un et l’autre. La pauvre petite hobbite fut la victime des premiers essais musicaux de Blacks, mais étrangement, elle avait tendance à en redemander, conquise qu’elle était par ces quelques mélodies improvisées. 

Leur heureuse enfance ensemble laissa place à l’âge adulte où, leurs choix professionnels ayant quelque peu divergé, ils s’éloignèrent peu à peu. Mais leur puissante amitié demeurait, tapie sous les innombrables souvenirs, pour resurgir durant leurs nombreuses rencontres lors des différentes fêtes qui pouvaient y avoir en Comté ou à Bree, ou lorsqu’ils prenaient le temps de fumer un peu d’herbe à pipe subtilisée dans la réserve du Père Magotte. 


Tête : Bonnet à pompon de Yule, festival de Yule, rouge. 
Torse : Robe des Temps d’hiver, festival de Yule, bleu evendim pour Blacks. Robe des Moissons Brassées, festival d’Automne, bleu evendim pour Jessaldine.


Il était plus que temps que je publie une nouvelle tenue, j’en conviens – je m’excuse pour ce rythme très loin de celui de Pruna ou d’Aza et Epi, ce qui m’épate toujours autant. Il m’est difficile de tout concilier – je ne vous parle même pas de mon retard en jeu ou même dans mes corrections chez Yao !

En bonus, je vous laisse un screen des Daft Pigs lors du FrienShipFrance :

Sincèrement vôtre, Jessaldine, Taill’Ithilien.

Dans l’ombre, elle rôde.

Mildona ou la discrétion. Mais toujours avec classe.


Plus que créer de magnifiques tenues pour moi-même, j’aime habiller mes amis, avec toutes les contraintes que cela implique. Tout le monde n’a pas toutes les régions, toutes les extensions, 10 personnages level 105 et ayant donc accès à tous les mentors de la Terre du Milieu et leurs belles tenues, des centaines d’emplacement de garde-robe, ou des coffres pleins à ras bord de récompenses de quête au skin unique. Lorsqu’on crée une tenue pour une tierce personne, il faut savoir prendre en compte ses possessions : parfois, elles sont bien maigres, et cela s’avère être un véritable défi de l’habiller avec style et originalité. J’aime particulièrement ces défis : devoir piocher dans les vieux skins d’armure ou les trop utilisés pièces du camp d’escarmouche. Dans la famille des Rôdeurs d’Ithilien, je vais donc vous présenter Mildona, gardienne level 40 sans garde-robe ; mais rassurez-vous, ma confrère et amie saura vous plaire, à coup sûr.

Oh! un petit chaperon noir.
Oh! un petit chaperon noir.

Peut-être est-ce un stéréotype, mais je ne peux imaginer les Rôdeurs du Nord qu’avec une capuche et une cape. Il faut avouer également que le nom du couvre-chef que j’aie utilisé prête à cette idée. À vrai dire, je voulais utiliser cette capuche depuis longtemps, et lorsque Mildona m’a demandé une tenue de rôdeuse, ce fut ma première et définitive idée. Elle m’a également demandé des couleurs sombres, aux alentours du noir, du gris et du vert olive. Par chance, la partie qui ne se teint pas avec la capuche est naturellement vert olive ! Le torse m’a donné un peu de fil à retordre : au level 40, il y en a peu de beaux, et les rares qui le sont ne se teignent pas toujours à merveille. Et oui, j’admets, les craft de tailleur de bas niveau sont généralement plus beaux en version elfe – je viens de m’écorcher la langue. Les jambières sont les mêmes que celles des frères Celdor en voyage, mais elles font partie de mes préférées ! Simples et élégantes, elles se teignent facilement et les liserés sur le côté sont originaux sans être extravagants (même Prunaprismia les a utilisées, c’est dire si c’est de bon goût). Ce n’est pas la première fois que j’utilise ces bottes, je les apprécie pour ce côté solide sans être en métal, qui tiennent bien la cheville avec les cordons, et qui sont imposantes à souhait – en résumé, de vraies bottes de rôdeur ! Au niveau des mains, je ne voulais pas mettre des gants qui montent sur l’avant-bras, afin de laisser les détails du torse visibles. J’eus plusieurs idées, et ce fut Mildona qui trancha pour ces beaux gants, simples et loin d’être pédants. Concernant la cape, j’ai songé un instant à chercher une cape plus travaillée, originale, comme par exemple, la cape de réputation des Gardiens d’Annuminas. Mais j’ai tout abandonné pour une cape unie d’une banalité affligeante me diriez-vous. Ma foi, je n’ai pas honte d’utiliser une pièce simple et triviale plutôt qu’une pièce rare et coûteuse, tant qu’elle rend si merveilleusement bien !


Le cheval s’ébroue. Il est bien élevé, ce cheval, normal il vit avec un peuple sage et respectueux qui sait très bien s’occuper de ces nobles animaux, le rend heureux et en échange la brave bête se laisse monter, ça peut paraître désuet quand on en voit des pelles de chevaux, mais allez voir les éleveurs de Bree et leurs piques et leurs œillères et vous comprendrez qu’ils ne pratiquent pas cet art ces barbares alors que mon peuple, si – je ne voudrais pas avoir l’air de me vanter. Et le calme total s’accompagne d’une immobilité docile sereine et la voilà sur une brave bête qui ne la connaissait même pas mais qui lui fait quand même confiance. Le cavalier et sa monture – triiii – s’élancent dans un simple sifflement et il prend l’allure qui lui convient traverse champs évite les dangers qu’il sait tapis dans les hautes herbes. 

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Ils sont arrivés. Un peu d’eau et la bête repart toute seule elle a l’habitude pas de panique, elle connait très bien son chemin et le cheval abandonne son cavalier pour rejoindre son étable où l’avoine y est délicieuse. Mildona est une brave fille qui a su apprendre vite. Elle applique ce qu’elle sait elle trouve cette cachette de bois sec, retrouve les pierres laissées et réanime un feu mort il y a quelque temps déjà. Sa mission est du genre urgente, qu’ils disent, mais ils disent tous ça on le sait tous sauf qu’une babiole à retrouver ne risque pas de mourir alors, le soleil est haut et c’est bien l’heure de croquer un morceau ou deux hé faut bien vivre. En plus se battre le ventre vide c’est pas très agréable à l’Ouest de Bree ils pourront vous le confirmer. 

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La pause dîner est finie maintenant, sa mission qui lui sera grassement payée pour trois fois rien mais c’est pas elle qui va crier à l’injustice. C’est fou comme la vision de son gagne-pain a changé depuis le début. Elle était un peu naïve au début et s’imaginait héroïque à sauver des gars qui ont eu pas de chance pour une somme qu’elle refuserait mais qu’on insisterait pour lui donner, les larmes de joie à l’œil. En vérité elle doit retrouver un stupide diadème de mariage rien que ça mais qu’est-ce que des orcs ont besoin de voler un diadème on se le demande. La finalité reste cependant la même pièces d’or et c’est parfait. Quelques questions posées aux bonnes personnes l’ont informée de l’emplacement de ces voleurs de bijoux de princesse et là il lui faut s’approcher discrètement, ce qu’elle maîtrise très bien avec l’art du mystère franchement inquiétant qui lui vaut le quolibet de rôdeur, op op, deux sauts bien placés, frou frou quelques feuilles agitées par sa cape mais pas trop, et la voilà, toute proche du camp orc, pas un seul regard tourné vers elle. 

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Le camp est à l’effigie de ces occupants c’est à dire pitoyable au point qu’ils doivent prendre pour villégiature les ruines d’un fort abandonné depuis un ou deux millénaires – on ne sait pas trop. Pas très nombreux juste un petit groupe, mais mieux vaut ne pas se laisser encercler même si ce n’est que cinq idiots aux lames émoussées prêtes à se briser sur un bouclier de bois. D’où sa discrétion. Son dessein est simple s’approcher furtivement entrer discrètement voler subrepticement et repartir ni vue ni connue calmement, une ombre qui rôde. Elle s’approche en guettant toujours derrière les murs démolis et sa connaissance du terrain l’y aide et puis elle se glisse dans l’embouchure de ce qui fut autrefois une porte. 

À l’intérieur ces immondes créatures ne remarquent rien au début, ce qu’elles peuvent être bêtes quand elles se pensent invincibles par le nombre. Mildona est une fille futée et elle repère vite le butin amassé et dedans bingo le diadème y est, elle l’attrape et la voilà repartie. Bon, la chance peut parfois jouer et tomber nez à nez avec un des rares qui font la garde c’est pas de bol heureusement que ce n’est pas suffisant pour la déstabiliser – un coup d’épée bien placé avant même qu’il n’ait le temps de réagir et le travail est propre, bien fait. Hélas ça a fait un peu de bruit alors la chapardeuse fuit les lieux de son crime rapidement efficacement sournoisement avant que les autres ne se rendent compte de la présence d’une intruse. Outre les pièces d’or en échange de ce diadème finir dans l’estomac d’un orc ce n’est pas vraiment une perspective d’avenir. 

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Encore une affaire menée à bien avec perfection le diadème en poche. L’ombre quitte la villégiature de ce petit groupe pour l’ouest, parce que c’est par là qu’elle aura ses pièces d’or tout simplement mais il faut dire aussi qu’elle recherche quelqu’un depuis quelques lunes alors quelques détours par-ci par-là aideront certainement. En fait, c’est ce qu’elle se dit pour ne pas admettre qu’elle n’a aucun indice et que c’est frustrant voilà. Non loin de l’ancien joyau Fornost le brouillard est devenu habituel comme si quelque chose attirait ce phénomène à ce lieu précis, on sait tous que c’est à cause des horreurs qu’il y a eu ici mais quand même ça reste inquiétant. Elle connait ces plaines elle n’en est pas effrayée et les parcourt d’un pas leste. 

Une belle biche bien dodue attire son œil elle prend arc et flèche et vise, un bon dîner en perspective mais rate hélas cependant quelques mètres plus loin il y a un cerf or les mâles sont plus faciles à attraper dans sa main agile – si vous voyez ce que je veux dire ! Enfin Mildona est plutôt du genre à le nier parce qu’elle est une femme forte et qu’elle déteste les personnes qui la sous-estiment faut pas la contrarier. Vlan la bête est tuée d’une seule flèche et le repas est servi, en plus le cerf c’est très bon, par contre c’est peut-être un peu gros pour elle seule alors il est peut-être temps de rentrer remplir son gosier empocher la récompense.

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Mais tout ne se passe pas à merveille comme toujours et plus encore dans les histoires vous savez, s’il n’y avait jamais d’inattendu ce ne serait pas une histoire mais un assommoir et ça personne n’en veut. Avant de repartir avec son gibier un bruit attire son attention du genre bruit bizarre alors, elle y va naturellement sans peur après tout elle est jeune et invincible. Elle ne trouve personne les champs sont déserts comme à leur habitude qui irait se promener par ici après tout mais en haut d’une petite colline une tombe retient son attention parce qu’elle est ouverte. La curiosité est un vilain défaut petite Mildona et en t’approchant un frisson te fait trembler comme une feuille, il y a bien quelque chose et ce n’est pas un idiot d’orc. 

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La petite est futée et pas vraiment suicidaire si vous voulez mon avis alors elle décampe, tant pis pour le dîner pantagruélique que lui offrait son cerf abattu mais son instinct lui dit qu’elle n’est pas seule et que ce n’est pas celui qu’elle cherchait. Avec courage et épée en main elle fuit. C’est un choix judicieux quand on sait ce qui rôde dans ces champs, pas que des rôdeurs hé non des créatures d’un autre temps de plus il lui reste un diadème volé par des orcs à échanger contre une belle bourse pleine de pièces pas de quoi s’éterniser ici. Elle me retrouvera un autre jour, peut-être. 


Tête : Masque de rôdeur de fortune, camp d’escarmouche, gris.
Dos : Cape unie, équipementier, noir.
Torse : Magnifique armure de chasseur elfe, craft tailleur artisan, noir.
Gants : Gants d’elfe en cuir robuste renforcé, craft tailleur expert, noir.
Jambes : Jambières de cérémonie de la Voix argentée, camp d’escarmouche set Helegrod, gris. 
Bottes : Bottes de cérémonie de l’instruit, camp d’escarmouche set Helegrod, vert olive.


Voici un article qui m’aura pris beaucoup de temps, je tenais à essayer un style avec lequel je ne suis pas à l’aise comme je le constate. Mais j’espère que je parviens toujours à ravir vos petits yeux !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

Le boucher qui mangeait les hobbits pas sages.

Soyez sages, petits hobbits, ou le boucher maudit vous dévorera…


Pour le concours d’Aza et Epi, la Parade des Affreux, j’ai proposé cette tenue. Je me suis beaucoup amusée à la créer, à vrai dire ! Je voulais participer avec un de mes deux nains, il s’agit ici de Kokili (non pas Khazador dont vous avez déjà fait connaissance), que j’ai relooké pour l’occasion. Les nains sont si délaissés que je vais essayer de vous proposer plus d’articles avec eux – enfin, j’ai tellement de projets dans ma tête que je doute de tous les voir se réaliser. Puisqu’il s’agissait d’un concours, je me devais aussi de me démarquer en proposant une tenue inédite, question de fierté, vous voyez – même s’il y a eu de très belles surprises qui m’ont émerveillée. Ces bonnes résolutions ne m’ont pas aidée au début, je n’avais pas beaucoup d’idée. Et puis, quelques jours avant la fin des participations, j’ai repensé à la cape que l’on obtient avec une quête du Pays de Dun, qui est déchirée et parsemée de tâches de sang. Toute ma tenue est partie de cette idée, et j’ai imaginé un boucher de l’horreur : un déguisement aussi bien digne d’un film d’horreur que des parents qui accompagnent leurs enfants habillés en mignons fantômes et autres sorcières pour récolter des bonbons.

Bouh !
Bouh !

J’avais donc la cape et la couleur principale : rouge sang ! Pour créer un boucher, j’ai naturellement pensé au tablier de cuistot que l’on trouve chez l’équipementier, je l’ai essayé mais ne l’ai pas apprécié. Une partie ne se teint pas et je le trouvais trop propre, trop simple, rien qui ne fasse horreur. Il s’agit de mon cher chef de confrérie et ami, tonton Silma (ou Vanielle en version cochonne) qui m’a suggéré de partir sur une chasuble métallique que les anciens bouchers avaient – une sorte de cotte de maille, autrement dit, c’était parfait pour un univers tel que LOTRO ! J’ai tout de suite pensé au torse de capitaine de Harndirion, car Prunaprismia avait souligné dans son tout premier article qu’il y avait de petites tâches de sang dessus. Au niveau des jambières, j’ai cherché ailleurs mais je n’ai pas trouvé d’autres jambières dans ce style, cotte de maille qui descend comme une jupe – je suis donc restée sur l’ensemble. Je voulais également un masque, pas quelque chose de ridicule mais plutôt inquiétant, voire effrayant. J’ai hésité entre le casque de cambrioleur et de chasseur, mais celui du cambrioleur fait une grosse tête sur les nains. Ce bandeau devant le nez est simple et efficace, de plus, le tour de cou qui se teint tombait à merveille. Concernant les épaulières, j’ai pensé un instant aux célèbres Gwir-palvais, mais cela faisait trop raffiné ; au contraire celles de Galtrev finissaient et unifiaient le torse et la tête. Pour les gants, je suis partie sur une paire qui se teint très bien et qui relève le rouge. Finalement, pour les bottes, j’aimais cet aspect de bottes normales mais qui ont rougi à force de baigner dans le sang, nihihi…


Boucher3

Il faut être sage, mon poussin. Pas seulement parce que maman te le demande, mais parce que le boucher maudit surveille tous les enfants hobbits. Chaque nuit, il sort et arpente les douces collines de la Comté, et observe l’intérieur des maisons à travers les vitres pour trouver les enfants qui ne sont pas sages.

Boucher4

Sais-tu ce qu’il leur fait ? Il les dévore tout cru ! Il a tant mangé dans sa longue vie qu’il est devenu plus grand et plus gros, mais aussi plus fort, tel un ours. On le reconnait aux tâches de sang qui le recouvrent… Mais tu n’as pas à t’en faire, mon enfant : le Vieux Touque lui a lancé une malédiction, afin qu’il ne puisse manger que les enfants pas sages.

Aucun enfant ne peut en échapper, il les retrouve toujours. Alors, une ombre obscurcit la maison, on toque à la porte et le vent s’insinue à l’intérieur, et, sans qu’on ne sache comment, ses victimes sont attirées par sa présence, elles le rejoignent, dehors, dans la nuit. Une fois l’enfant à sa portée, il l’assomme d’un grand coup sur la tête, BAM ! Et il emporte son deuxième – ou troisième – souper…

Je fais de la bouillie pour mon gros estomac...
Je fais de la bouillie pour mon gros estomac…

Il est un excellent cuisinier, meilleur encore que mamie, et il sait quels sont les morceaux les plus juteux. On ne revoit jamais les enfants qu’il emmène – mais parfois, dans son sillage, on peut sentir une délicieuse, succulente et appétissante odeur de ragoût chaud.

Un peu gluant, mais appétissant !
Un peu gluant, mais appétissant !

Ou alors, dans les nuits les plus noires, où le ciel recouvert de nuages ne dévoile pas une seule lueur, on peut voir la lumière d’un feu. Car, s’il est dit beaucoup de choses à son propos, une seule s’avère être vraie : il adore les côtelettes au barbecue, et parfois, à côté de quelques cendres, certaines personnes retrouvent des os rongés.

Toc, toc...
Toc, toc… Des bonbons ou du SANG !

Mon enfant, tu n’as pas été très sage aujourd’hui. Entends-tu quelqu’un toquer à la porte ? 


Tête : Flèche inférieure du casque de l’Ouest, set chasseur de Harndirion, écarlate.
Dos : Cape épaisse de destruction, récompense de quête du Pays de Dun, noir.
Épaules : Protections d’épaules en cuir de lynx, réputation de Galtrev, écarlate.
Torse :
Cri inférieur du plastron de l’Ouest, set capitaine de Harndirion, rouge.
Gants :
Dolen-Lhaw, récompense de quête du Pays de Dun, rouge.
Jambes :
Cri inférieur des jambières de l’Ouest, set capitaine de Harndirion, rouge.
Bottes :
Les bottes du Maître archer, set chasseur de Nan Curunir, écarlate.


Je tiens à spécifier qu’aucun cochon n’a été maltraité durant le shooting photo.

Joyeux Halloween !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

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Nos rues ont du talent #1 !

Savez-vous que le triumvirat de blogs cosmétiques français n’est pas le seul moyen de trouver l’inspiration ? Regardez autour de vous…


Voici un article bien étrange, me diriez-vous. Pourtant, j’en avais l’idée à la création de ce blog, et je compte bien en faire d’autres ! Habituez-vous d’ores et déjà à ce format inédit et, surtout, prêtez-moi plus attention si vous me croisez sur le jeu, hihi. À vrai dire, si vous recevez de moi un MI vous complimentant sur votre tenue, commencez-vous à vous inquiéter. Si vous me voyez, ensuite, vous tourner autour : souriez, vite !

Cela fait un certain temps (mon premier méfait date de janvier 2016, pour être exacte) que j’ai décidé de prendre en screen les belles tenues que je voyais au détour d’une quête ou d’un orque. À vrai dire, lorsqu’on observe bien les joueurs nous entourant, beaucoup ont le souci de parader avec élégance et beauté. Même si la plupart d’entre eux n’ont pas la patience, ou l’imagination, ou même l’envie d’en faire des dizaines et des dizaines comme nous autres fashionistas (Pruna, Epi, Aza, on parle de vous !), il n’empêche que certains savent faire de très belles choses à l’occasion pour leur seul plaisir. Aujourd’hui, mon article vise à les mettre à l’honneur et à vous révéler leurs belles créations, pour le simple plaisir des yeux ! Il va de soi que, prenant ces screens à la sauvette sans que la personne ne soit forcément au courant, ils ne seront pas d’une très grande qualité. Vous découvrirez également que les festivals sont une très grande source de plaisir visuel et vestimentaire.


Mon premier méfait.
Mon premier méfait.

Le mousquetaire.

Oui, Valcapone m’a fait penser à un mousquetaire dans cette tenue. J’ai littéralement flashé dessus, alors que j’achetais quelques parchemins d’éveil. J’aimais beaucoup ce mélange de blanc et de rouge, sans parler de ce chapeau ! Il est très original et il est rare de le voir. Or, j’aime voir des choses inédites, et ce chapeau donne un petit air canaille et fripon qui m’a fait craquer. Le torse et les gants viennent des quêtes du Pays de Dun ; autrement dit, indubitablement de belles pièces. J’ai utilisé moi-même ce torse pour ma Delbenneth : si vous passez par cette région, surtout, regardez et gardez les quelques merveilles que l’on y trouve. Les bottes et les épaulières viennent du set de la compagnie grise, que l’on obtient avec la quête épique. Contrairement à Prunaprismia, j’adore cette tenue dans son ensemble, et ici, les pièces sont très bien utilisées. La petite dague glissée à la cheville et la protection d’épaule en métal octroient à la tenue cet aspect guerrier-vagabond. Quant à la cape, elle est sublime ! Elle s’obtient lors du festival d’été et je vous conseille de vous la procurer. Ici, l’arbre doré rappelle les quelques dorures présentes sur le torse et le bordeaux utilisé le relève à merveille.

Les seuls bémols que je puisse trouver sont le bug avec des épaulières – je maudis ces bugs, je les déteste, je pleure de désespoir face à eux – et les bottes, trop claires par rapport aux gants, à la cape et au chapeau. Mais il ne s’agit que du tatillonnage d’une addict de la perfection.

Celui-ci était consentant, si si !
Celui-ci était consentant, si si !

Deuxième méfait.
Deuxième méfait.

Un grain de sable.

Cette tenue est on ne peut plus simple, avec des éléments faciles à trouver. Voyez-vous, avec ma beornide Olgretta, dont j’ai déjà présenté une tenue, chaque tenue est associée à une couleur de tatouage bien spécifique. Lorsque je change de tenue, je change également la couleur de son tatouage ; cela peaufine et finalise l’habit. Il ne faut pas sous-estimer l’apparence de notre personnage, et Elayne a magnifiquement bien réussi cet exercice ! Tout l’attrait de sa toilette réside dans l’harmonie globale qu’elle propose : blonde et blanche de peau, la teinture blanche qui, ici, donne du beige, lui sied à la perfection. Les pièces sont également bien choisies. Tout d’abord, il n’y en a que trois, le nombre peut paraître petit mais, ici, des épaulières ou des gants auraient caché sa peau et cassé cet ensemble harmonieux. Qui plus est, la couleur claire rappelle les couleurs de l’été et le torse sans manche accentue cette impression. Les jambières proviennent du craft tailleur niveau maître ; j’admets qu’elles figurent parmi mes favorites de par ce mélange pantalon et jupe. Quant aux bottes, je ne saurais pas dire d’où elles viennent, mais elles sont très belles et arrivent à la bonne hauteur vis-à-vis des jambières.

Il s’agit d’un sans faute, à mon humble avis.


Celle que j'ai dû effrayer.
Celle que j’ai dû effrayer.

La blanche colombe.

J’étais obligée de vous mettre cette demoiselle dans mon premier article, tout simplement car elle fut la plus difficile à immortaliser ! Elle a été pour moi source de frustration, d’amusement et de gêne. Pour tout vous dire, elle n’arrêtait pas de bouger ! Je lui courais après sans cesse ! Imaginez-vous : Minas Tirith, personne à part nous deux, elle bouge dans tous les sens, et moi, derrière, qui lui court après où qu’elle aille. Je crois sincèrement que, si elle m’a remarquée, je lui ai fait très peur, hihi ! Pourtant, j’essayais d’être à peu près discrète, je gardais un peu de distance, je ne me précipitais pas juste après elle ; mais au bout de cinq minutes de ce manège, ma couverture devait certainement être grillée. J’ai même posé une question sur un des bijoux du raid sur le canal monde pour me trouver un alibi ! Si la joueuse (ou le joueur) passe par ici, je tiens à la rassurer sur ma santé mentale et sur sa propre sécurité physique : je te trouvais juste belle.

Toute en simplicité également, sa tenue est pourtant jolie et, elle aurait pu passer sur le thème des Tenues de soirée du premier défilé sans problème. Le blanc n’est pas une couleur très utilisée – certainement dû au fait que la plupart des pièces teintes en blanc donnent un blanc cassé ou un beige, comme la tenue précédente. Sayanu a su utiliser cette couleur avec brio. La robe d’azur, que l’on obtient au bout de 5 ans d’ancienneté sur LOTRO, est lumineuse à cause de cet aspect brillant ; le blanc est ici sublimé. Les petites dorures ressortent, et le serre-tête ailé (qui provient du camp d’escarmouche, PNJ ornementation) est teint en doré pour rappeler ces fioritures : elle a réussi, l’espace d’un instant, à me réconcilier avec ces ailes de métal disproportionnées ! Pour ce qui est de la cape, il me semble qu’elle vient du Store. Elle complète la tenue, tout d’abord par son aspect elfique, ensuite par ces petits détails dorés, puis par la petite touche de couleur qu’elle apporte. Le vert pourrait paraître inopiné, ou bien pourrait laisser à penser qu’il aurait fallu un autre détail de la même couleur, mais j’aime beaucoup cette petite touche. Moi-même, j’aime m’habiller tout en noir, ou en blanc, et relever le tout par de petits détails tels que les bijoux, la ceinture, les chaussures. J’aime beaucoup cette tâche de vert.

L’unique bémol réside dans l’aspect graphique de la cape. Tout est brouillon autour du cou et des épaulières auraient pu combler ce vide de pixel – ou bien, une âme charitable travaillant pour Turbine.

Pardon, Sayanu.
Pardon, Sayanu.

Immortalisé dans l'urgence.
Immortalisé dans l’urgence.

Robin des bois.

J’ai croisé ce robin des bois au festival d’été – croisé, c’est bien le mot. Je ne l’ai remarqué qu’à cause du bruit que faisait son sort de tp, autant vous dire que j’ai à peine eu le temps de faire N et F12 ! Malgré son départ imminent, il m’était inconcevable de ne pas l’avoir sur mon album de voyeuse souvenir. Je suis tombée amoureuse en un millième de seconde de cette tenue. Outre la couleur et les pièces choisies, c’est à nouveau le chapeau qui donne à la tenue toute son identité et son originalité, et me fait penser à Robin des bois. Quel malheur pour moi de ne pas reconnaître ce couvre-chef : si certains, ou certaines, savent comment l’avoir, je suis toute ouïe ! La veste de Nadhin est très belle – cela fait d’ailleurs un moment que je me dis que je devrais faire une tenue avec – dans ce vert forêt. Bien qu’elles ne soient pas bien distinguables, je crois également reconnaître les épaulières nadhin, elles-mêmes très belles et qui offrent une alternative aux épaulières de rôdeur habituelles. Il s’agit des mêmes gants que Valcapone, la première tenue de cet article. Ils ont l’air naturellement usés et sont parfaits pour un vagabond, un voyageur, ou un rôdeur. Les bottes viennent du Pays de Dun et il est très facile de les teindre, leur skin est unique et idéal pour des bottes montantes un peu lâches.

L’unique défaut que je pourrais y trouver réside dans le carquois, que nous ne pouvons pas très bien distinguer sur mon unique screen. Saviez-vous que tous les carquois ont une partie qui ne peut pas être teinte ? Évidemment, cette partie est toujours d’une couleur vive, et non pas d’un marron passe-partout. Autrement dit, lorsque l’on fait une tenue avec un carquois, il faut penser à intégrer la couleur fixe dans toute la tenue : ne vous demandez plus pourquoi nous en présentons peu.


Adorable compagne de pêche !
Adorable compagne de pêche !

La prune de la Comté.

Lors d’une de mes parties de pêche au festival d’été, je me suis retrouvée à côté de cette hobbite toute mignonne ! J’aime beaucoup l’aspect global de la tenue, sobre mais vivant, tout à fait hobbite. L’autre point positif réside dans la simplicité de sa confection : le torse et les jambes sont des crafts de bas niveau, l’écharpe vient du festival de Yule et on la voit souvent à l’Hôtel de vente, le chapeau est peut-être la seule difficulté puisque, de mémoire, il faut avoir réussi un des défis du Taureau Mugissant du festival de printemps. Le violet intégral donne un aspect très féminin et civil. Les mitaines de cuir rappellent la ceinture et le col. De plus, la tenue laisse à imaginer une tenue de tous les jours, qui peut être portée pour faire son travail, grâce à cet aspect confortable et pratique. Le chapeau ajoute cette touche de tenue travaillée, et pas simplement d’une armure tout juste teintée. J’aime beaucoup sa forme et il se teint facilement – j’aime beaucoup les chapeaux, je l’avoue.

Seuls les avant-bras, en vert et en or, contrastent et cassent l’ensemble.


Voici pour ce premier « Nos rues ont du talent ! » qui, je l’espère, ne sera que le début d’une longue série – cela dépend de vous et de vos belles tenues ! Vous êtes également prévenus : si vous me voyez, faîtes attention à votre pudeur. Je tiens à m’excuser auprès des joueurs que j’expose ici, pour les avoir pris en screen à leur insu, et pour les montrer ainsi à tous – mais rassurez-vous, si vous êtes ici, c’est que vous êtes beaux.

J’aimerais également avoir votre avis sur cette nouvelle forme d’article, qui met à l’honneur d’autres que moi. Est-ce que cela vous plaît ? Préféreriez-vous lire mes histoires saugrenues ?

J’en profite également pour lancer un appel à nos amis nains : de toutes mes victimes, pas une seule n’est naine. De même, au premier défilé, il n’y en avait pas un seul. Amis nains, je vous le dis avec beaucoup de sincérité : vous êtes plus beaux que des elfes, alors montrez-le à tous !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Paparazz’Ithilien

Au cœur de l’adversité.

Une ombre se dresse contre nous, et nous devons la combattre.


Je vous ai dit ne pas être à l’aise avec les armures lourdes. Pourtant, cela ne m’empêche pas d’en admirer, voire d’en faire un peu – de temps en temps, un petit défi cosmétique est plaisant. Bien entendu, si ce défi est donné par ma Krevy d’amour, je suis encore plus encline à l’accepter ! Cette tenue est plutôt ancienne (contrairement aux screens) ; à vrai dire, je la porte dans mon cœur du fait qu’il s’agisse de la première que j’aie faite pour quelqu’un d’autre. À ce moment, ni l’une ni l’autre n’avions accès à tout, que ce soit par contenu que par niveau. Ce contenu réduit a été un beau calvaire – rares sont les armures lourdes belles et accessibles à bas niveau. Ma tâche a été d’autant plus complexe que Krevtar ne voulait pas de couleur : du noir, c’était très bien. Ah! une ignominie à mes oreilles quand j’aime ressembler à un arc-en-ciel. Elle ne voulait pas non plus de casque : or, une armure sans casque, cela me paraissait inconcevable. Il m’a fallut du temps pour trouver exactement ce qu’elle cherchait ; mais j’ai été fière de moi et heureuse quand, finalement, elle m’a dit ok.

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Mon regard s’était naturellement tourné vers le camp d’escarmouche et l’artisanat. Je crois me souvenir que, la première pièce qui ait fait mouche, était les épaulières. Krevtar voulait des épaules imposantes – autre point qui me rebutait à ce moment-là ; aujourd’hui, elle m’a transmis ce goût et je bave devant les épaulières en fourrure sur les mannequins hommes que présente Prunaprismia. Je suis parvenue, à mon grand soulagement, à faire un mélange d’argent et de noir, au lieu du tout noir quémandé – je ne connaissais pas encore les armures d’Orthanc, en plus. Les bottes ont été parfaites dans ce rôle, et malgré leur accessibilité, elles n’en demeurent pas moins belles. Le plastron est également bien pensé, il a l’air solide mais n’encombre pas les mouvements, ce qui est idéal pour un champion. Ah! les gants ont été ma grande victoire personnelle, puisqu’il s’agit de bleu ! Ils viennent du ferronnier et, honnêtement, je les aime beaucoup : ils recouvrent tout l’avant-bras, ce qui donne un aspect guerrier-qui-bloque-les-attaques-juste-avec-son-bras-trop-badass. Les jambières m’ont posé beaucoup plus de problème, en vérité, je ne l’ai jamais résolu, c’est Krevtar qui les a trouvées et il m’était impossible de lui faire changer d’avis.


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Loin des tribulations d’une hobbite et d’une volaille volée, des voyages touristiques de deux frères dépareillés, des écrits plaintifs de femmes malheureuses, une histoire digne d’une épopée mais prosaïque au sein d’un climat d’adversité se déroule – sa fin, nous ne la connaissons pas encore, il est cependant aisé d’en soupçonner la fin tragique. Les combats, les pillages et les guerres se succédaient dans le Royaume du Gondor. Son histoire, tumultueuse, avait forgé ses habitants et lui avait octroyé une des plus puissantes armées. La guerre était art, et l’art la chantait. Sur la baie que quitta Amroth pour ne jamais y revenir, on y vit des hommes d’ailleurs. Leurs intentions étaient ternies par l’avarice et la cruauté. Ils commencèrent par attaquer les feux d’alarme, puis s’en prirent aux villages.

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Mais le prince et son armée ne pouvaient demeurer en leur pays, Minas Tirith les avait appelés : l’ennemi était à leurs portes. Face à tant d’hostilité, chaque homme, chaque épée et chaque bouclier étaient nécessaires. Ils firent donc appel aux mercenaires : parmi les premiers à répondre, se trouvait Krevtar. Nous pourrions lui imaginer un courage sans faille, une détermination et une bonté reluisantes, ou encore une histoire tragique, d’un homme à la vie trop dure ayant décidé de vouer son existence au bonheur des autres, mais il n’en était rien. L’argent l’avait attiré en ces lieux, et face au Prince Imrahil, il jura d’accomplir le contrat, et l’autre de lui jurer paiement pour son allégeance. Ainsi l’appât du gain amena Krevtar dans une cité de perdition d’où s’échappait une odeur de mort capiteuse.

L’ancienne Tour du Soleil était perpétuellement recouverte d’une vague de noirceur – elle provenait du Mordor, d’où une lumière rougeoyante n’avait rien de commun avec l’éclat du fruit de Laurelin. La blancheur de la Cité, autrement belle et pleine de magnificence, la trahissait alors et en faisait une cible lumineuse. Tous pouvaient le voir, et tous en savaient la signification. Bientôt, le noir du ciel plongera sur nous et nous avalera – il se disait cela, dans les rues agitées et pourtant funèbres. Chacun trompait ce savoir de différentes manières : les soldats se préparaient, vérifiaient leurs pièces d’armures et le fil tranchant de leur lame, s’entraînaient et affermissaient leurs bras seuls ou en compagnie, écoutaient ou donnaient des conseils techniques, entre artistes de la guerre. 

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Dans les tavernes du deuxième cercle, les soldats n’avaient qu’un seul sujet en bouche, et si quelques-uns parvenaient à détourner la conversation sur des choses plus joyeuses et douces, leur ton allègre était emprunté, et tous revenaient à cette terreur insidieuse qui les prenait. À la vérité, ces tavernes étaient idéales pour Krevtar : le babillage incessant des hommes, semblable au bourdonnement d’une ruche en effervescence, lui permettait d’en apprendre plus sur l’ennemi qu’il allait affronter – les orques et les corsaires lui étaient connus, mais il s’agissait là d’une véritable armée, organisée et prête à tout. La connaissance était également une arme, disait-il souvent, faisant rire ses compagnons mercenaires. Tel un élève studieux, il écoutait, demandait, corrigeait, débattait avec ceux qui avaient déjà affronté l’ennemi – il pensait encore, illusoirement, voire naïvement, que le Gondor allait vaincre, comme toujours. 

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Que voir, si ce n’est la mort ?

Pourtant, en portant son regard loin à l’Est, vers les terres noircies de guerriers du Pelennor, les ruines branlantes d’une ville qui fut, autrefois, si puissante, et les hautes montagnes surplombées d’une couronne de sang qui cachaient un mal plus grand encore, tout homme, aussi fourvoyé soit-il, ne pouvait voir autre chose qu’une funeste destinée. Le mercenaire aurait pu songer que, en se glissant dans les derniers convois de civils fuyant la guerre, personne ne le remarquerait, et le Prince Imrahil n’aurait pu lui en tenir rigueur, seulement lui tirer l’argent des mains – si tant est qu’il survécût. La nuée que Krevtar voyait était prête à semer son fiel sur Minas Tirith.

À mort !
Tenez bon !

Des cors retentirent, suivis d’un bruit semblable au tonnerre, la nuit les avala, l’ennemi s’avança. Il tiendrait, parce qu’il était gondorien. 


Tête : Chapeau de cérémonie des Temps anciens, camp d’escarmouche.
Épaules : Spallières de soldat elfe, ferronnier artisan, blanc.
Torse : Plastron de cérémonie du Fléau des Ombres, camp d’escarmouche, noir.
Gants : Gantelets de bataille vibrants de Calenard, ferronnier Ouestfolde, bleu marine.
Jambes : Jambières lourdes de fantassin vétéran, ferronnier expert, noir
Bottes : Bottes de cérémonie de l’Etoile du Nord, camp d’escarmouche, noir.


Cet article m’aura donné du fil à retordre, entre mon manque d’inspiration et mon manque de temps – mais j’espère qu’il saura vous plaire !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

Une tenue pour deux destinées.

Le monde est vaste, et nombreuses sont les vies différentes… Mais vouloir être belle, c’est universel !


J’ai, d’une certaine manière, cette tenue dans mon cœur. À vrai dire, j’avais l’idée de cette tenue depuis très longtemps ; elle était destinée à une elfe mais – comme vous vous en doutez – je n’ai pas beaucoup d’elfe – si ce n’est pas zéro – dans ma liste d’amis. Au bout de longues semaines, j’ai craqué, il fallait que je la fasse, même si ce n’était que sur une humaine. Delbenneth était à proscrire, c’était très, très, très, très loin de son caractère et de son histoire. Voyez-vous, j’ai tellement d’objets d’ornementation que j’ai créé un autre personnage sur lequel j’entrepose tout (et j’envisage déjà de faire un autre personnage), il s’agit de cette humaine aux cheveux blonds. Donc, j’ai fait la tenue que je voulais faire depuis si longtemps, et j’en ai fait une autre version plus humaine : j’ai simplement changer le chapeau et le style en est totalement transformé. Pour jouer l’elfe, j’ai profité de ce blog pour passer une annonce, comme vous avez pu le voir, et c’est une des Groupigs, Eljoying, qui a répondu à l’appel et a accepté de jouer les poupées.

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Tout est parti de la robe de réputation de Fondcombe. Lorsqu’on la teint en vert ou en jaune par exemple, elle est totalement verte ou jaune. Mais, lorsqu’on l’a teint d’une couleur foncée (noir, gris ou, en l’occurrence, marron noyer), la robe prend deux couleurs et révèle ce bleu clair qui n’a, me semble-t-il, pas d’équivalent en teinture (à part, peut-être, le bleu de Belegaer qui est inaccessible pour le moment). Je trouvais le rendu bien plus beau et élégant. En cherchant ce qui pourrait aller avec, j’ai croisé une personne qui avait cette cape ; je l’avais oubliée et je suis allée voir ce que cela pouvait donner. Je n’ai pas été déçue ! Le bleu clair ressemble beaucoup à celui de la robe, et un petit marron noyer en plus, elle était parfaite. Que dire des épaulières ? En les découvrant, j’en suis tombée amoureuse et je vous conseille d’en avoir une paire disponible à tout moment. Pour ce qui est du couvre-chef, la capuche finalisait cet air elfique – discret et en déclin – tandis que le chapeau donne un air de femme élégante et aisée. Ajoutons à cela que je n’ai jamais vu ce chapeau sur aucune autre tête, je ne pouvais que l’aimer.


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Vendredi 29 Juillet.

Ce matin, je me suis vêtue de mon nouveau couvre-chef, une merveille que je ne regrette pas d’avoir acheté pour quelques pièces. Bien évidemment, mon mari a un peu ronchonné en le voyant – la nuit ne l’a hélas pas fait changer d’avis à ce propos – mais il ne m’a rien dit. Je me suis fait un véritable plaisir à lever la tête fièrement. Il s’agit d’une vile provocation, je l’entends bien, mais il me laisse si peu de liberté qu’il devait se douter qu’à un moment, j’allais lui en faire voir de toutes les couleurs. Je ne me suis pas arrangée pour me marier à un magistrat pour ne pas profiter un peu de la vie, tout de même ! De l’humilité, qu’il me dit, ah ! s’il avait vu cette peste d’Erellig qui fanfaronnait comme une Dame de partir vivre dans un domaine au Nord, il me jugerait comme la femme la plus simple de Bree. Soit ; étaler ma colère ne m’aidera pas. Je suis partie de bon matin, abandonnant mon incapable de mari, pour trouver un peu de réconfort dans la ville – et je dois l’avouer, je voulais montrer ma toilette à mes amies !

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En quittant ma maison, je n’avais pas de destination précise. Je commence donc à déambuler près des fours, sentant la merveilleuse odeur de pain chaud – mais je n’en prends pas, voyez vous, la gourmandise ne doit se faire qu’avec délicatesse, si l’on veut rester jeune et belle le plus longtemps possible, ce que n’a pas compris cette cruche d’Ysolt. J’ai croisé M. Petitbourgeon, déjà tout en sueur de si bon matin malgré son âge – cet homme n’a pas toujours eu de chance et j’admire son courage. Il me propose alors de boire un verre avec lui mais, à vrai dire, je lui ai sorti une excuse absolument minable afin de ne pas supporter sa forte odeur après un dur travail. Après le souper, j’essayerai d’aller le voir, avec un peu de rosée. Même s’il est rebutant par l’allure, il est très gentil et agréable. Cela me permettra de fuir la maisonnée également ; c’est décidé, j’irai.

En fait, je ne rencontre personne au début, et je m’ennuie un peu. D’autant plus qu’il y a des nuages qui cachent le soleil, il fait un peu frais et j’hésite à rentrer ou non. Bien sûr, l’idée ne m’effleure l’esprit qu’un court instant, cet idiot n’est pas encore parti et je ne veux toujours pas le voir. Je flâne un peu, je profite seulement de la ville qui commence à être animée. Je passe par la Promenade des Érudits, j’aime toujours autant cet endroit calme et beau – et propre !

2 sous ? Vous savez parler à une femme !
2 sous ? Vous savez parler à une femme !

Je finis par m’arrêter au marché. Quelle aubaine, il n’y a pas encore foule et les marchands ont encore des marchandises ! Je croise une connaissance – et elle jette un œil à mon chapeau, oh, je me suis sentie belle et j’en ai été ravie. Peut-être même qu’un homme aura l’audace de me le dire en face ? Un qui n’est pas aveugle sans ses immondes petites lunettes de magistrat – quoi que, même avec, mon mari ne m’a semble-t-il jamais vue, ou alors il aurait un peu plus de considération pour son épouse, que diable. Je l’admets ! J’ai craqué pour une adorable petite broche, mon cher confident, je vais devoir la cacher quelques jours le temps que la tempête de Monsieur se calme. 

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Je remonte ensuite le chemin vers le Poney Fringuant. Devant l’établissement, je rencontre un homme qui n’est visiblement pas d’ici. Comme il a l’air de s’ennuyer sur la place – et que moi aussi – je lui adresse le bonjour, et j’engage une conversation polie. J’apprends qu’il se nomme Aldanihr et est effectivement un voyageur, il a dormi dans l’auberge et reprendra la route après s’être restauré. Je l’invite naturellement à venir pour le thé – il parle bien et se montre courtois, ce sont des qualités rares en ce bas monde et cela me permettra peut-être de faire comprendre à mon mari ce qu’une femme attend d’un homme. 

J'achète ? J'achète pas ? J'achète ?
J’achète ? J’achète pas ? J’achète ?

Je passe par le magasin. Mon intention première est de montrer à mon cher ami comment ce nouveau couvre-chef que je lui avais acheté m’allait à merveille. Ah! je découvre des nouveautés, et, misère, peut-être n’aurais-je pas dû acheter la broche ? Je trouve une somptueuse robe, et son tissu est doux et, par les dieux, je suis bien sur le point de l’acheter. Par chance pour mon époux, je n’ai plus assez dans ma bourse. Il me faut soit attendre ma solde hebdomadaire, soit… oh, mon cher journal, je te le dirais volontiers, mais j’ai parfois peur que ton secret ne cesse, pardonne-moi. 

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Malheureuse, je quitte le magasin et m’en vais. Je reprends néanmoins mon sourire en voyant mon amie Lucie, qui s’empresse de venir à ma rencontre et de me complimenter pour ma toilette. Elle ne pouvait pas me faire plus plaisir ! Elle m’emmène aux jardins car elle a ouï dire que Tristan s’y rendait pour jouer un peu de musique. En effet, nous arrivons et une sublime mélodie nous accueille. Je danse et chante avec eux un long moment. Si seulement ce beau musicien avait été plus qu’un simple fermier… Oh, nous venons de toquer à la porte. Mon invité est arrivé. À plus tard, mon cher journal.


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Mon cher ami,

La pâle lumière du jour inonde la délicate Imladris. Beaucoup rêvent de sa beauté, d’autres s’en enivrent jusqu’à l’ivresse éternelle, et moi je n’y vois qu’une fosse où je me noie. J’entends ton soupir, peut-être même émets-tu un commentaire se rapprochant du grognement. Tu me reproches mes redondances et ma tendance ridicule à la mélancolie, n’est-ce pas ? Je souris, seule, en imaginant seulement ta réaction. Je pense alors que, je ne t’ai jamais dis à quel point je m’attendrissais de tes mots. Malgré tes remontrances, j’ai toujours su que cela trahissait ton affection pour moi, mon ami. Je te remercie de me l’avoir prouvée à maintes reprises.

Il pleure sans raison Dans ce cœur qui s'écœure.
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.

Je passe par les cascades – peut-être m’as-tu vue depuis ton balcon. Je m’y rends trop souvent, je le sais. Mais le bruit de la cascade sur les rochers m’apaise et réveille en moi cette vitalité qui se meurt peu à peu. Tu m’as souvent demandée pourquoi j’aimais ce son, et je ne t’ai jamais répondu. Tu ne m’en as jamais tenu rigueur. Aujourd’hui, il est temps que tu saches. Ce que tu considères comme un tonitruent duel entre l’eau et la roche me rappelle le fracas des armes d’antan. Malgré les siècles passés, il s’agit d’un souvenir qui ne s’évaporera jamais – et quand bien même, je ne veux jamais l’oublier. Tu es si jeune que tu ne comprendras certainement pas, mais il est impossible de sortir d’une guerre. 

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Vois-tu, je suis allée voir le Seigneur Elrond ce matin. Il n’a pas été surpris de ma visite, seulement triste. Mon cher ami, ne m’en veux pas ; je suis allée lui annoncer mon départ. Je ne suis pas allée te dire au revoir, et en lisant ces mots, ta colère est légitime. Mon cher ami, pardonne-moi, mais si je puis affronter une armée entière, je n’aurais pu soutenir ton regard déçu, ou accusateur, ou triste – tout cela à la fois ? Durant mon séjour à Imladris, tu fus celui que j’appréciais le plus, et j’aimais nos balades entre les rivières de fleurs et nos batailles entre les montagnes de neige. Je te remercie d’avoir allégé le poids oppressant de la tranquillité. 

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente N'éprouve devant eux ni charme ni transports
Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports

Mais mon âme est demeurée en de sombres lieux, vaillante et seule, et il est temps pour moi de la retrouver. Je quitte les miens pour de biens étranges raisons, penses-tu. Tu as toujours vécu ici, entouré de la beauté de la vallée, de ses rivières, de ses arbres aux couleurs de lumière, de ses fleurs si odorantes, de ses habitants si accueillants, et de sa musique envoûtante. À mon cœur, il ne s’agit que d’agréables illusions faites pour nous embrumer l’esprit et nous aider à supporter les âges. Je ne veux pas finir ainsi ; vivre une vie au goût si subtil jusqu’à ce que la lassitude nous pousse vers le large. Je veux partir et pleurer, chanter, souffrir, rire, combattre, aimer, mourir. 

SnoJoy13

Les mots et les caressent ne peuvent plus me faire changer d’avis. Je suis partie, et je pense ne pas revenir. Je te remercie d’avoir été mon ami. Puisses-tu me faire don de ta grâce.

Melon le.


Tête : Capuche de voyageur, coffre à butin, en marron noyer pour l’elfe. Chapeau d’assaut pénétrant d’Eomer, tailleur Estemnet, en bleu océan pour l’humaine.
Dos : Cape de l’étoile d’argent, camp d’escarmouche, marron noyer.
Épaules : Protections d’épaules souples des Landes Farouches, tailleur Estemnet, marron noyer.
Torse : Robe d’elfe à manches courtes, réputation Fondcombe Sœur, marron noyer.


Je m’étais dis de faire plus court, étant donné que je présentais deux personnages avec deux tenues, mais comme vous pouvez le constater, je n’ai pas contrôlé mes mains.

Je remercie Eljoying pour sa participation ! D’ailleurs, pendant la séance photo, elle m’a offert un petit bonus… Vous savez tous qu’il ne vaut mieux pas tomber dans les rivières de Fondcombe au risque de nager pendant longtemps, évidemment. Mais c’est bien trop simple et banal, n’est-ce pas ? Il fallait qu’elle tombât dans une crevasse sous la rivière !

Heureusement qu’elle était accompagnée d’une chasseuse… Ah! Eljoying, la future assistantes hors-mapeuse de Yao.

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

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La traque d’une ourse.

Ah, les beornides… Ces skins si beaux aux cheveux soyeux m’inspirent !


Quelles que soient les polémiques dont le beornide a pu être la cible, ne leur enlevons pas leur beauté graphique. Plus récents, leur visage et leurs cheveux sont bien moins pixelisés et plus agréables à l’œil, sans oublier la possibilité du tatouage que je rêvais d’avoir sur les autres personnages – notamment pour ma Delbé. Et que dire des deux tenues de base ? Certaines pièces sont maintenant appréciées par les créateurs de tenues – dont j’en fais partie – et elles donnent le ton. Ce côté un peu rustique, pratique et ouvert sur la peau m’a tout de suite inspirée et j’aime beaucoup confectionner des tenues pour ma Olgretta. Voici donc la première que j’aie faite, tout en rouge et à l’aspect dangereux. Car, ne faîtes pas l’erreur d’imaginer un gros ours tout pelucheux, si Olgretta sait se maîtriser pour ne pas se transformer au moindre agacement, elle sait devenir une véritable bête sauvage quand se présente l’occasion !

Olgretta rouge1

Pour cette tenue, je voulais faire ressortir ce côté dangereux et sauvage des Beornides – et un rouge agressif, sanguin, me semblait l’idéal. Je tiens à préciser que je ne peux concevoir le beornide sans un peu de fourrure – ou comme le dirait mon ami Silma, des « fanfreluches » dans le mauvais sens du terme. En ce sens, le surcot de la fertilité était idéal – je voulais une pièce unique, à l’instar des deux tenues de base. Le masque et la cape peuvent être sujets à controverse, puisqu’il s’agit du set « sanglier » du festival d’automne, mais il est si beau ! La cape a l’avantage d’avoir une partie rouge et le masque a ces deux petites cornes vraiment très stylées ; et il cache le visage de façon à rendre le personnage plus menaçant. J’ai ensuite pioché sur les deux tenues de base ; je plaide coupable, je les aime tellement que je voulais les réutiliser. Ces bracelets notamment sont sympathiques, j’en connais un équivalent en tissu blanc provenant de quêtes au Pays de Dun, mais je n’ai pas connaissance de tels bracelets en métal autres que ceux de nos ours en peluche (Pruna me corrigera peut-être).


Oh! quelle jolie pleine lune.
Oh! quelle jolie pleine lune.

Le silence régnait au sein de la nuit noire, néanmoins, elle tendit l’oreille, comme attirée par un bruit ayant transpercé l’air. Pour une oreille d’homme, la forêt était paisiblement endormie, ou tranquillement éveillée pour les quelques prédateurs nocturnes. Mais elle ne leur ressemblait pas. Dans les bois se cachait une proie qu’elle entreprit de chasser. 

Œil pour œil...
Œil pour œil…

La traque pouvait débuter. Olgretta arpenta les bois sombres, silencieusement, se glissant entre les feuilles immobiles. Une piste invisible semblait la guider entre les arbres et les terriers, éphémère et mystérieuse, sans qu’elle ne pût laisser d’indice sur la pauvre proie. Elle avançait doucement, cherchant tout en faisant en sorte de ne pas être trouvée, le pas souple et la respiration murmurante. Seule une brise solitaire brisa les ténèbres. 

La nuit touchait peu à peu sa fin. La pleine lune disparut progressivement derrière la cime des sapins et des noisetiers. Elle n’arrêta pas sa traque, mais commença à accélérer la marche ; elle approchait de son but à n’en point douter. Quelques rayons lumineux firent pâlir de jalousie les blanches étoiles et une douce aura annonça l’aube. Peu à peu, la forêt s’éveilla, et le silence de Telperion se tut. 

Je te vois.
Je vous vois. (*Voix flippante de Sauron*)

Le soleil faisait face à la lune sur l’horizon ; ces deux amis rayonnaient devant l’autre, créant le pâle rose de l’aube. La nuit avait été longue pour le chasseur et la proie, et le repos ne leur avait pas été offert. Sous la nouvelle lumière, Olgretta put en distinguer les contours fuyant un ennemi qu’il ne pouvait pas voir. Sa traque atteignit cet instant fabuleux :  les derniers instants. 

Tu ne m'échapperas pas !
Tu ne m’échapperas pas !

En à peine quelques minutes, elle parvint à acculer sa proie. Pour y parvenir, elle s’était jouée d’elle, l’obligeant à prendre un autre chemin qui pouvait paraître plus sûr. Mais l’illusion n’est pas la réalité, et le piège s’était refermé sur elle. La traque était finie. 


Tête : Masque du festival : sanglier, festival d’automne, gris.
Dos :
Cape du sanglier, festival d’automne, gris.
Épaules :
Épaulières de Grimbeorn, récompense de beornide, rouge.
Torse :
Surcot de la fertilité, foire aux fermiers, écarlate.
Gants :
Bracelets simples, récompense de beornide.
Bottes : 
Bottes de travail salies, récompense de beornide, rouge.

Armes : Lourd tranchoir de guerre vif, loot aléatoire, et Arc d’Arnor sans défaut, réputation des Gardiens d’Annuminas, acheté à Tinnudir.


J’essaie de varier un peu les types de narratologie, et les narrateurs extradiégétiques c’est pas mon fort ; j’espère néanmoins que ce n’était pas trop désastreux.

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

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Les frères Celdor en voyage.

Serait-ce un elfe ? Avec un nain ? Quel étrange duo que les frères Celdor.


Après un indémodable, laissez-moi vous surprendre en vous proposant non seulement un elfe, mais un couple improbable. Khazador et Celebrinborn n’avaient rien en commun, jusqu’à ce qu’ils partagent le même maître, la naine Nuzi Mainsalvatrice. Vous vous en doutez – nain et elfe oblige – l’entente n’a pas été immédiate. Ils étaient plutôt de très grands rivaux, étudiant toujours plus pour surpasser l’autre et devenir un meilleur gardien des runes que l’autre. Mais avec le temps, ils apprirent à s’apprécier, et à se considérer comme des frères – n’en voulez pas au petit Khazador, tous ses frères étaient de grands guerriers tout en muscles et avoir quelqu’un avec un peu de jugeote le changeait. Hélas, l’âge et le temps eurent raison de leur maître. Celebrinborn devait quitter les Montagnes Bleues pour retourner auprès des siens – aussi étrange que cela me paraisse, un elfe semble être capable de se rebeller, même un peu, car il décida de ne pas faire ce que l’on attendait de lui. Ainsi les deux gardiens des runes, frères de cœur, partirent ensemble faire profiter aux mondes leurs immenses connaissances – et leurs immenses chevilles.

Tu vois quoi ? - Bah des ruines.
Tu vois quoi ? – Bah des ruines.

Cette tenue est partie d’une idée que m’avait donné Mamie Krevy, elle m’avait demandé une tenue pour son Maître du savoir dans les tons bleus. Je voulais faire un mélange de bleu vif et de terre de sienne – je suis partie sur tout autre chose pour elle, finalement, je vous le montrerais peut-être un jour, il va juste me falloir des mois de supplications pour avoir une séance photo. Bien sûr, je n’ai pas abandonné mon idée, et je l’ai réutilisée pour les frères Celdor – tonton Silma (aussi connu sous le nom de Vanielle dans les Daft Pigs), qui est donc l’elfe (j’en habille, hors de question d’en avoir sur mon compte !) m’avait demandé une seconde tenue, ayant aimé la première (je vous la montrerais aussi, patience !). Je suis tombée amoureuse du pantalon : simple mais la teinture rend merveilleusement bien dessus, et les petits détails sur les côtés finissent de décorer la pièce. Il n’est pas évident, cependant, de trouver une tenue qui aille aussi bien à un elfe qu’à un nain. Il y a notamment deux petites différences : le diadème, mais il s’agissait d’un choix, et les gants. Les gants bleu/blanc qui montent sur l’avant-bras sont tout simplement splendides, de surcroît, ils conviennent à merveille à des érudits chics qui écrivent régulièrement. Hélas, cela faisait de trop gros bras pour Khazador, aussi ai-je opté pour des gants ne recouvrant que la main. Ensuite, que dire de la cape, si ce n’est qu’elle est merveilleuse ?


J'étais sur la route... ♫
J’étais sur la route… ♫

Au dehors, le voile de la nuit avait recouvert les terres sauvages de l’Ouest. Tout le monde le savait : il était dangereux de voyager de nuit dans cette région. Par chance, une auberge rustique avait ouvert ses portes aux deux étranges voyageurs. Ils attirèrent l’œil, mais dédaignèrent les chuchotements – par habitude, en effet. Dans l’âtre rouge et noir, un brasier était régulièrement alimenté, afin de procurer à toute la pièce la douce chaleur d’un feu qui transperçait l’air nocturne. Tels des papillons de nuit, les frères s’approchèrent des flammes qui s’entremêlaient aux notes cassées d’un luth d’un autre âge. Le bruit redondant des crépitements et des grattements réveillèrent leur sommeil, et dans un magnifique bâillement, ils décidèrent de se reposer de leur longue journée de marche. 

Ils se réfugièrent dans la chambre miteuse qu’ils avaient louée afin de bénéficier du repos du juste. Quelques fugitifs couinements aux coins des pièces et les draps rongés par les mites eurent presque raison de Celebrinborn, qui songeait alors à la terre fraîche et à un nid de feuillage, plus au goût d’un elfe. Mais, par quelques menues et tendres attentions de son frère, il trouva le sommeil, bercé par des mots en khuzdul auxquels il n’entendait rien (en fait, heureusement).

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Le lendemain matin, après une nuit peuplée de rongeurs et d’insectes dégoûtants, les deux compagnons reprirent leur route. Où allaient-ils ? Eux-même ne le savaient pas vraiment ; seules les rumeurs de terres rougeoyantes avaient attiré ces experts en mystères. Les routes n’étaient plus autant empruntées que jadis, et leur avancée était ardue, causant des douleurs lancinantes en bas du dos. Alors que le soleil était à son zénith, leur ombre se rétractant, se cachant, ils firent halte dans une ancienne ruine d’un ancien temps. 

Allez, partage ! Radin.
Allez, partage ! Radin.

De là où ils se trouvèrent, une vue imprenable s’offrait à eux. Les terres désormais pauvres et blessées étaient d’une pâle couleur. Hélas, ils ne purent prolonger trop longtemps leur arrêt, la nécessité d’un nouveau lieu de villégiature étant toujours présente. Ils mangèrent à leur faim, reposèrent leurs pieds rougis malgré les souliers neufs et robustes qu’ils eurent achetés, fumèrent un peu – se taquinèrent un peu – avant de reprendre chemin. 

Par chance, leur voyage se déroula sans rencontre importune – ou plutôt, heureusement pour ceux qui auraient eu l’idée de se mettre sur leur chemin. Ils firent une nouvelle halte en apercevant un petit lac d’eau claire. Ils purent s’abreuver et remplir leur gourde, ainsi qu’admirer les reflets des branchages sur l’onde tranquille. 

Celdor tenue de voyage

Puis, non loin de la source fraîche, ils rencontrèrent un peuple vivant dans une ruine. Ils furent chaleureusement accueillis, et décidèrent d’y passer la nuit. La chaleur de la compagnie délièrent leur langue, et ils offrirent moult récits. Mais ils en apprirent plus sur ces terres rougeoyantes, et leur prochaine escapade promettait d’être mouvementée… 


Tête : Beau serre-tête d’elfe, festival de printemps pour Celebrinborn. Serre-tête en adamantite, coffre à butin pour Khazador.
Dos : Cape de Nárië, festival d’automne?, bleu evendim.
Épaules : Spallières de chasseur, Harndirion, bleu evendim.
Torse : Armure d’érudit nain, tailleur léger expert, bleu evendim.
Gants : Gants de la Mélodie insouciante, camp d’escarmouche set Barad Guldur 65, bleu evendim pour Celebrinborn. Gants de partisan elfe, tailleur intermédiaire artisan, bleu evendim pour Khazador.
Jambes : Jambières de cérémonie de la Voix argentée, camp d’escarmouche set Faille, terre de sienne.
Bottes : Bottes de cuir brossées, camp d’escarmouche, bleu evendim.


Alors, qu’en pensez-vous ?

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

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Frontalière Jessaldine.

Voyez et admirez, hobbites et hobbits, votre Frontalière Jessaldine !


Pour ma première tenue, il m’était impossible de faire autrement que de vous présenter ma Jessaldine, et dans une des tenues que j’affectionne particulièrement. En effet, la petite hobbite toujours bien habillée et courtoise, présente à quelques événements et faisant preuve d’une joie inépuisable, s’avère être en fait une frontalière. Attention à vos paroles mesquines, Grandes Gens ! Cette hobbite est très fière de son travail, et prend à cœur la protection de la Comté comme jamais vous ne pourrez prendre à cœur quelque chose. Malgré tout ce que vous pourrez penser d’elle, elle n’hésitera jamais à sortir ses armes pour vous empêcher de faire du mal aux siens, même si vous êtes un des guerriers les plus forts de votre pays. Bien évidemment, sa haute fonction s’accompagne d’un uniforme réglementaire !

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À vrai dire, il s’agit de la troisième tenue que j’avais confectionnée pour ma hobbite, mais j’en avais l’idée dès sa création. Il me fallait une tenue de frontalière. Je me suis donc naturellement inspirée des PNJs des frontaliers, mais leur tenue n’est pas accessible. Quand je suis allée voir les équipementiers, il y avait en effet un haubert de frontalier, mais qui n’avait rien à voir avec ce que nous pouvions voir sur les PNJs – en plus, je ne l’aimais pas. Seul le chapeau, que l’on obtient avec les quêtes de Grand’Cave au début, était une réplique parfaite et impossible à remplacer par autre chose. Néanmoins, la couleur fade de base ne me plaisait pas. Quant à la tunique, la veste bordeaux ne peut pas être teinte, c’est pour cela que je suis partie sur cette couleur pour le chapeau.


Une nouvelle journée qui commence...
Une nouvelle journée qui commence…

Bien qu’elle aimât trop sa fonction pour s’en plaindre, les horaires étaient parfois épuisants. À vrai dire, la veille, Jessaldine avait fini son service avant le premier souper, mais elle s’était alors empressée de se rendre au gala du Lierre Touffu – pour les rares fois où elle le pouvait, elle ne le manquerait pas ! Bien évidemment, la soirée avait été plaisante – elle avait pu voir son amie Louella notamment, qu’elle n’avait plus vue depuis le défilé – mais ce matin-ci, elle regrettait quelque peu son escapade nocturne (bien que les compliments sur sa nouvelle toilette l’eussent ravie). 

Le réveil fut difficile, mais rien ne pouvait terrasser le courage de la hobbite, qui s’empressa de faire sa ronde habituelle, afin de vérifier que Stock, le Brandevin et le Pays de Bouc étaient calmes. Sa vigilance s’était accrue il y avait des mois de cela, lorsqu’un étrange cavalier, telle une ombre, avait fendu la nuit dans un bruit assourdissant. Il ne s’était pas attardé, fort heureusement, mais de ce qu’en avait appris Jessaldine, il avait fait quelques dégâts de l’autre côté du fleuve. Si un tel maroufle osait s’aventurer une nouvelle fois, il rencontrerait le fer de sa lance (après une discussion civilisée tout de même, ce pauvre bougre avait peut-être ses raisons, qui sait). 

Alors ? Du nouveau Horacio ?
Alors ? Du nouveau Horacio ?

En contrebas, elle avait aperçu un de ses collègues frontaliers. Tout naturellement, elle était allée à sa rencontre pour le saluer et, il fallait l’avouer, faire un brin de causette – hé bien, oui, elle avait ouï dire que la nièce de son beau-cousin au troisième degré était tombée malade, et il était également de son devoir de… de se tenir au courant du bien-être de ses voisins. 

Non, monsieur Bophin, je vous empêcherais de risquer votre vie bêtement !
Non, monsieur Bophin, je vous empêcherais de risquer votre vie bêtement !

Enfin, chaque jour avait son lot de surprises. Sans qu’elle ne put l’expliquer, ces hobbits, malgré leurs routines, arrivaient toujours à quelques fantaisies dont eux seuls avaient le secret. Ce jour-là, durant sa ronde, la frontalière avait été attirée par les bruits d’une foule, près de la rive. Elle accourut, pensant qu’un pauvre hobbit se noyait – elle ne savait pas nager mais, une corde et quelques braves pour la tenir depuis la terre auraient pu faire l’affaire. Qu’elle ne fut pas sa surprise en découvrant le cousin de Prisca, proclamant qu’il allait apprendre à nager. En bonne frontalière, Jessaldine s’empressa de le réprimander et de le faire revenir à la raison.

Après un dîner frugal – autrement dit, un repas pantagruélique pour ces frêles Grandes Gens – la frontalière s’était rendue sur les lieux de certaines rumeurs. Quelques gredins avaient osé s’approcher de la douce Comté, et avaient notamment volé une volaille à Madame Vertecolline – quels effrontés ! Lorsqu’elle se présenta à eux, réclamant cette pauvre bête, ils lui rirent au nez et déclamèrent qu’il était désormais dans leur ventre. Jessaldine réclama alors un paiement équitable pour ce qu’ils avaient pris, mais ils refusèrent – du moins était-ce ce qu’elle avait compris de leurs marmonnements entre deux rires. Qu’à cela ne tienne, elle entreprit de leur donner une correction et de ramasser leur bourse une fois à terre – quelques intérêts pour le dérangement n’étaient pas excessifs. 

Rassurez-vous, pas d'alcool en service.
Rassurez-vous, pas d’alcool en service.

Particulièrement fière de sa victoire – bien que ce fut très simple et rapide – la frontalière rentra à Stock, son village, afin de dédommager Madame Vertecolline de ce contretemps – avec les compliments des messieurs. Néanmoins, avant de reprendre une énième fois sa ronde, Jessaldine prétexta une visite professionnelle à la Perche dorée afin de s’octroyer une petite pause, le nez dans un verre – d’eau, bien évidemment, surtout pas de cidre, bien que cela fût son péché mignon.

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La nuit tomba, quelques degrés également, et la hobbite resserra son écharpe autour de son cou. Sa chère mère, Pervenche, l’avait tricotée pour sa petite fille. Une mère était ce qu’elle était, et comme toutes les mères, Pervenche Magotte n’aurait jamais laissé sa fille être frontalière, si cela n’avait tenu qu’à elle. Avec quelques réserves, elle avait accepté le terrible choix de sa fille – mais pas sans une écharpe digne de ce nom pour qu’elle n’attrapât pas froid durant son travail !

Ah, ces soûlards...
Ah, ces soûlards…

Avant de rejoindre son lit, dont elle percevait la voix de loin, l’appelant, la quémandant… Jessaldine surveilla un temps une fête d’anniversaire devant la Perche Dorée – le petit William fêtait ses 14 ans, et lui ne buvait pas que de l’eau ! Heureusement, la bonne humeur régna et aucun débordement ne fut à déplorer – mais, rassurez-vous, s’il y en avait eu un, la frontalière Petitterrier aurait sévi ! À chacun sa routine.


Torse : Tunique à manches courtes et pantalon estivaux, festival d’été, en vert forêt.
Tête : Toque de shiriffe frontalier, récompense de quête à Grand’Cave, bordeaux.
Épaules : Spallières de voyageur elfe, craft de tailleur expert, bordeaux – mais fait par maman !
Dos : Sac de sentinelle, PNJ équipementier, terre de sienne.


Voici pour cette première tenue, ainsi que ce premier article ! J’espère qu’il vous aura plu.

Sincèrement vôtre, Jessaldine, Taill’Ithilien.

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