Cousins jusqu’au bout du bonnet.

La famille, chez les hobbits, est le plus important – après les habits, bien sûr, et l’herbe à pipe, et la bière, et…


Aussi surnommés les Schtroumpfs d’Ithilien, Blacks et Jessaldine sont le deuxième couple des Daft Pigs, après le célèbre Anur et Eljoying. Ceux-là sont cousins au 6ème degré, ou plus exactement, Blacks est le petit-fils du grand-oncle côté paternel de Jessaldine – un arbre généalogique tout ce qu’il y a de plus normal chez les hobbits. Vous les avez déjà sûrement vus parader ensemble, lors des concerts, avec chacun une tenue aux couleurs identiques. À vrai dire, j’avais confectionné ces tenues pour le FriendShipFrance, qui avait eu lieu suite aux événements du 13 Novembre 2015. Mais voilà : les couleurs de notre tricolore drapeau sont tout de même jolies, et je me suis autant attachée à cette tenue que Blacks à la sienne. Et puis, ainsi, nous avions une tenue assortie ! Nous l’avons donc gardée et, pour les amateurs des concerts des Daft Pigs, vous savez à quel point nous aimons la sortir.

L'élégance des hobbits.
L’élégance des hobbits.

Concernant la tenue elle-même, les couleurs étaient données à l’avance : bleu, blanc, et rouge ! J’avais, bien entendu, commencé par m’habiller moi-même. Par la suite, j’ai dû en faire autant pour Vanielle, Lunehiver et Elspeth (je vous mettrais un petit screen nostalgique à la fin), puis, Blacks m’en a aussi demandé une. Dans tous les cas, j’ai utilisé le Bonnet à pompon de Yule, pour la simple raison qu’il me rappelait le bonnet phrygien, un des symboles de la France (pour ceux qui ne le savaient pas). J’avais donc ma touche de rouge. Il me fallait du bleu et du blanc, je n’avais pas le temps de confectionner une tenue très sophistiquée et, dans tous les cas, je la voulais légère mais équivoque. Pour Jessaldine, la robe d’automne était idéale, puisqu’une grande partie de la robe reste blanche, sans compter sur le fait que je trouve cette robe splendide et que je voulais l’utiliser depuis longtemps. Quant à Blacks, je lui avais proposé plusieurs robes, et c’est la Robe des temps d’hiver qui a gagné – depuis il ne s’en sépare plus, même en cochon ! Quant aux pieds, je suis de celles qui vouent une haine acharnée contre les hobbits avec des chaussures, mais c’est au goût de chacun, et mon cousin a préféré en rajouter (je dénie toute responsabilité). Pour finir, ces tenues ont le mérite d’avoir un côté hivernal qui convenait bien à la saison, n’est-ce pas ? Oui, je me trouve une raison pour partager ce que j’avais, depuis longtemps, voulu partager.


B&J3

Le quartier Est était connu pour avoir les hobbits les plus étranges et mutins de la Comté, on louait souvent ces fantaisies à la proximité de Bree et de Staddel, qui étaient le territoire le plus sauvage et exotique à proximité de la Comté aux yeux de tous. Tous les hobbits de la région n’étaient pas extravagants bien entendu, mais c’était bel et bien là-bas qu’on en trouvait le plus – bien que, de l’avis de tous, aucun n’arrivait à la cheville de Bilbon Sacquet. Parmi ceux-ci se trouvait deux cousins, relativement connus de la région – ils inspiraient la méfiance – pour leur tendance au grabuge : Blacks et Jessaldine. 

Autant dans leurs plus jeunes années que dans l’adolescence, les deux cousins avaient tendance à courir les rues, à s’agiter et à produire des cabrioles qui filaient la migraine à leurs mères – un jour, alors qu’elle n’était qu’une enfant, Jessaldine était même tombée : cela lui arrivait souvent et elle ne s’en formalisait pas, hélas, une pierre s’était trouvée solidement enfoncée dans la terre et avait atteint le menton de la jeune hobbite, dont l’image du visage ensanglanté continuait de hanter les esprits de mères apeurées. Ils riaient, buvaient, chantaient, festoyaient toujours avec le même entrain qui ne semblait jamais s’accompagner d’une quelconque fatigue. 

Ils étaient ainsi vus par le voisinage comme des casse-cous intrépides et dangereux pour eux-même qui, bien qu’ils soient polis et bienséants, ne semblaient pouvoir se calmer qu’avec le grand-père de Jessaldine, le Père Magotte, quand celui-ci leur parlait du travail de la terre, ou que leur grand-mère commune, Dina, évoquait les douces mélodies de feu la mère de Blacks. Toute cette agitation était mal vue par les hobbits qui se jugeaient les plus respectables ; pourtant cette énergique complicité avait bel et bien aidé à déterminer ce qui était alors leur avenir, à savoir le métier de frontalier pour Jessaldine, et le noble art d’un musicien itinérant pour son cousin. 

 Malgré cette tendance inconvenante à l’agitation, ils n’étaient pas les proies de l’animosité – tout au plus suscitaient-ils des froncements de sourcils – des hobbits de la Comté, essentiellement parce qu’ils étaient bien élevés. Ils ne manquaient pas de conversation et de politesse, et leur entrain s’accompagnait d’une sociabilité époustouflante – un autre trait qui leur servirait plus tard – dont la conséquence directe était leur présence aux diverses festivités. Leur place n’était définitivement pas à leur maison, au chaud près de la cheminée, aussi Pervenche, la mère de la future frontalière, avait pris soin de leur tricoter à tous les deux un joli petit bonnet – parce que c’est bien connu qu’il faut se couvrir la tête pour avoir bien chaud. Leur goût pour les fêtes était, comme la plupart des hobbits il fallait l’avouer, inné et nettement développé depuis leur plus jeune âge – jamais ils ne perdirent leur capacité à danser jusqu’au bout de la nuit.

Bien qu’ils n’habitèrent pas le même village, il ne leur fallait que peu de temps pour courir à travers les vallons de la Comté pour se rejoindre. Ils passèrent la plupart de leur temps ensemble – ils étaient alors sans frère et sœur l’un et l’autre. La pauvre petite hobbite fut la victime des premiers essais musicaux de Blacks, mais étrangement, elle avait tendance à en redemander, conquise qu’elle était par ces quelques mélodies improvisées. 

Leur heureuse enfance ensemble laissa place à l’âge adulte où, leurs choix professionnels ayant quelque peu divergé, ils s’éloignèrent peu à peu. Mais leur puissante amitié demeurait, tapie sous les innombrables souvenirs, pour resurgir durant leurs nombreuses rencontres lors des différentes fêtes qui pouvaient y avoir en Comté ou à Bree, ou lorsqu’ils prenaient le temps de fumer un peu d’herbe à pipe subtilisée dans la réserve du Père Magotte. 


Tête : Bonnet à pompon de Yule, festival de Yule, rouge. 
Torse : Robe des Temps d’hiver, festival de Yule, bleu evendim pour Blacks. Robe des Moissons Brassées, festival d’Automne, bleu evendim pour Jessaldine.


Il était plus que temps que je publie une nouvelle tenue, j’en conviens – je m’excuse pour ce rythme très loin de celui de Pruna ou d’Aza et Epi, ce qui m’épate toujours autant. Il m’est difficile de tout concilier – je ne vous parle même pas de mon retard en jeu ou même dans mes corrections chez Yao !

En bonus, je vous laisse un screen des Daft Pigs lors du FrienShipFrance :

Sincèrement vôtre, Jessaldine, Taill’Ithilien.

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Nos rues ont du talent #1 !

Savez-vous que le triumvirat de blogs cosmétiques français n’est pas le seul moyen de trouver l’inspiration ? Regardez autour de vous…


Voici un article bien étrange, me diriez-vous. Pourtant, j’en avais l’idée à la création de ce blog, et je compte bien en faire d’autres ! Habituez-vous d’ores et déjà à ce format inédit et, surtout, prêtez-moi plus attention si vous me croisez sur le jeu, hihi. À vrai dire, si vous recevez de moi un MI vous complimentant sur votre tenue, commencez-vous à vous inquiéter. Si vous me voyez, ensuite, vous tourner autour : souriez, vite !

Cela fait un certain temps (mon premier méfait date de janvier 2016, pour être exacte) que j’ai décidé de prendre en screen les belles tenues que je voyais au détour d’une quête ou d’un orque. À vrai dire, lorsqu’on observe bien les joueurs nous entourant, beaucoup ont le souci de parader avec élégance et beauté. Même si la plupart d’entre eux n’ont pas la patience, ou l’imagination, ou même l’envie d’en faire des dizaines et des dizaines comme nous autres fashionistas (Pruna, Epi, Aza, on parle de vous !), il n’empêche que certains savent faire de très belles choses à l’occasion pour leur seul plaisir. Aujourd’hui, mon article vise à les mettre à l’honneur et à vous révéler leurs belles créations, pour le simple plaisir des yeux ! Il va de soi que, prenant ces screens à la sauvette sans que la personne ne soit forcément au courant, ils ne seront pas d’une très grande qualité. Vous découvrirez également que les festivals sont une très grande source de plaisir visuel et vestimentaire.


Mon premier méfait.
Mon premier méfait.

Le mousquetaire.

Oui, Valcapone m’a fait penser à un mousquetaire dans cette tenue. J’ai littéralement flashé dessus, alors que j’achetais quelques parchemins d’éveil. J’aimais beaucoup ce mélange de blanc et de rouge, sans parler de ce chapeau ! Il est très original et il est rare de le voir. Or, j’aime voir des choses inédites, et ce chapeau donne un petit air canaille et fripon qui m’a fait craquer. Le torse et les gants viennent des quêtes du Pays de Dun ; autrement dit, indubitablement de belles pièces. J’ai utilisé moi-même ce torse pour ma Delbenneth : si vous passez par cette région, surtout, regardez et gardez les quelques merveilles que l’on y trouve. Les bottes et les épaulières viennent du set de la compagnie grise, que l’on obtient avec la quête épique. Contrairement à Prunaprismia, j’adore cette tenue dans son ensemble, et ici, les pièces sont très bien utilisées. La petite dague glissée à la cheville et la protection d’épaule en métal octroient à la tenue cet aspect guerrier-vagabond. Quant à la cape, elle est sublime ! Elle s’obtient lors du festival d’été et je vous conseille de vous la procurer. Ici, l’arbre doré rappelle les quelques dorures présentes sur le torse et le bordeaux utilisé le relève à merveille.

Les seuls bémols que je puisse trouver sont le bug avec des épaulières – je maudis ces bugs, je les déteste, je pleure de désespoir face à eux – et les bottes, trop claires par rapport aux gants, à la cape et au chapeau. Mais il ne s’agit que du tatillonnage d’une addict de la perfection.

Celui-ci était consentant, si si !
Celui-ci était consentant, si si !

Deuxième méfait.
Deuxième méfait.

Un grain de sable.

Cette tenue est on ne peut plus simple, avec des éléments faciles à trouver. Voyez-vous, avec ma beornide Olgretta, dont j’ai déjà présenté une tenue, chaque tenue est associée à une couleur de tatouage bien spécifique. Lorsque je change de tenue, je change également la couleur de son tatouage ; cela peaufine et finalise l’habit. Il ne faut pas sous-estimer l’apparence de notre personnage, et Elayne a magnifiquement bien réussi cet exercice ! Tout l’attrait de sa toilette réside dans l’harmonie globale qu’elle propose : blonde et blanche de peau, la teinture blanche qui, ici, donne du beige, lui sied à la perfection. Les pièces sont également bien choisies. Tout d’abord, il n’y en a que trois, le nombre peut paraître petit mais, ici, des épaulières ou des gants auraient caché sa peau et cassé cet ensemble harmonieux. Qui plus est, la couleur claire rappelle les couleurs de l’été et le torse sans manche accentue cette impression. Les jambières proviennent du craft tailleur niveau maître ; j’admets qu’elles figurent parmi mes favorites de par ce mélange pantalon et jupe. Quant aux bottes, je ne saurais pas dire d’où elles viennent, mais elles sont très belles et arrivent à la bonne hauteur vis-à-vis des jambières.

Il s’agit d’un sans faute, à mon humble avis.


Celle que j'ai dû effrayer.
Celle que j’ai dû effrayer.

La blanche colombe.

J’étais obligée de vous mettre cette demoiselle dans mon premier article, tout simplement car elle fut la plus difficile à immortaliser ! Elle a été pour moi source de frustration, d’amusement et de gêne. Pour tout vous dire, elle n’arrêtait pas de bouger ! Je lui courais après sans cesse ! Imaginez-vous : Minas Tirith, personne à part nous deux, elle bouge dans tous les sens, et moi, derrière, qui lui court après où qu’elle aille. Je crois sincèrement que, si elle m’a remarquée, je lui ai fait très peur, hihi ! Pourtant, j’essayais d’être à peu près discrète, je gardais un peu de distance, je ne me précipitais pas juste après elle ; mais au bout de cinq minutes de ce manège, ma couverture devait certainement être grillée. J’ai même posé une question sur un des bijoux du raid sur le canal monde pour me trouver un alibi ! Si la joueuse (ou le joueur) passe par ici, je tiens à la rassurer sur ma santé mentale et sur sa propre sécurité physique : je te trouvais juste belle.

Toute en simplicité également, sa tenue est pourtant jolie et, elle aurait pu passer sur le thème des Tenues de soirée du premier défilé sans problème. Le blanc n’est pas une couleur très utilisée – certainement dû au fait que la plupart des pièces teintes en blanc donnent un blanc cassé ou un beige, comme la tenue précédente. Sayanu a su utiliser cette couleur avec brio. La robe d’azur, que l’on obtient au bout de 5 ans d’ancienneté sur LOTRO, est lumineuse à cause de cet aspect brillant ; le blanc est ici sublimé. Les petites dorures ressortent, et le serre-tête ailé (qui provient du camp d’escarmouche, PNJ ornementation) est teint en doré pour rappeler ces fioritures : elle a réussi, l’espace d’un instant, à me réconcilier avec ces ailes de métal disproportionnées ! Pour ce qui est de la cape, il me semble qu’elle vient du Store. Elle complète la tenue, tout d’abord par son aspect elfique, ensuite par ces petits détails dorés, puis par la petite touche de couleur qu’elle apporte. Le vert pourrait paraître inopiné, ou bien pourrait laisser à penser qu’il aurait fallu un autre détail de la même couleur, mais j’aime beaucoup cette petite touche. Moi-même, j’aime m’habiller tout en noir, ou en blanc, et relever le tout par de petits détails tels que les bijoux, la ceinture, les chaussures. J’aime beaucoup cette tâche de vert.

L’unique bémol réside dans l’aspect graphique de la cape. Tout est brouillon autour du cou et des épaulières auraient pu combler ce vide de pixel – ou bien, une âme charitable travaillant pour Turbine.

Pardon, Sayanu.
Pardon, Sayanu.

Immortalisé dans l'urgence.
Immortalisé dans l’urgence.

Robin des bois.

J’ai croisé ce robin des bois au festival d’été – croisé, c’est bien le mot. Je ne l’ai remarqué qu’à cause du bruit que faisait son sort de tp, autant vous dire que j’ai à peine eu le temps de faire N et F12 ! Malgré son départ imminent, il m’était inconcevable de ne pas l’avoir sur mon album de voyeuse souvenir. Je suis tombée amoureuse en un millième de seconde de cette tenue. Outre la couleur et les pièces choisies, c’est à nouveau le chapeau qui donne à la tenue toute son identité et son originalité, et me fait penser à Robin des bois. Quel malheur pour moi de ne pas reconnaître ce couvre-chef : si certains, ou certaines, savent comment l’avoir, je suis toute ouïe ! La veste de Nadhin est très belle – cela fait d’ailleurs un moment que je me dis que je devrais faire une tenue avec – dans ce vert forêt. Bien qu’elles ne soient pas bien distinguables, je crois également reconnaître les épaulières nadhin, elles-mêmes très belles et qui offrent une alternative aux épaulières de rôdeur habituelles. Il s’agit des mêmes gants que Valcapone, la première tenue de cet article. Ils ont l’air naturellement usés et sont parfaits pour un vagabond, un voyageur, ou un rôdeur. Les bottes viennent du Pays de Dun et il est très facile de les teindre, leur skin est unique et idéal pour des bottes montantes un peu lâches.

L’unique défaut que je pourrais y trouver réside dans le carquois, que nous ne pouvons pas très bien distinguer sur mon unique screen. Saviez-vous que tous les carquois ont une partie qui ne peut pas être teinte ? Évidemment, cette partie est toujours d’une couleur vive, et non pas d’un marron passe-partout. Autrement dit, lorsque l’on fait une tenue avec un carquois, il faut penser à intégrer la couleur fixe dans toute la tenue : ne vous demandez plus pourquoi nous en présentons peu.


Adorable compagne de pêche !
Adorable compagne de pêche !

La prune de la Comté.

Lors d’une de mes parties de pêche au festival d’été, je me suis retrouvée à côté de cette hobbite toute mignonne ! J’aime beaucoup l’aspect global de la tenue, sobre mais vivant, tout à fait hobbite. L’autre point positif réside dans la simplicité de sa confection : le torse et les jambes sont des crafts de bas niveau, l’écharpe vient du festival de Yule et on la voit souvent à l’Hôtel de vente, le chapeau est peut-être la seule difficulté puisque, de mémoire, il faut avoir réussi un des défis du Taureau Mugissant du festival de printemps. Le violet intégral donne un aspect très féminin et civil. Les mitaines de cuir rappellent la ceinture et le col. De plus, la tenue laisse à imaginer une tenue de tous les jours, qui peut être portée pour faire son travail, grâce à cet aspect confortable et pratique. Le chapeau ajoute cette touche de tenue travaillée, et pas simplement d’une armure tout juste teintée. J’aime beaucoup sa forme et il se teint facilement – j’aime beaucoup les chapeaux, je l’avoue.

Seuls les avant-bras, en vert et en or, contrastent et cassent l’ensemble.


Voici pour ce premier « Nos rues ont du talent ! » qui, je l’espère, ne sera que le début d’une longue série – cela dépend de vous et de vos belles tenues ! Vous êtes également prévenus : si vous me voyez, faîtes attention à votre pudeur. Je tiens à m’excuser auprès des joueurs que j’expose ici, pour les avoir pris en screen à leur insu, et pour les montrer ainsi à tous – mais rassurez-vous, si vous êtes ici, c’est que vous êtes beaux.

J’aimerais également avoir votre avis sur cette nouvelle forme d’article, qui met à l’honneur d’autres que moi. Est-ce que cela vous plaît ? Préféreriez-vous lire mes histoires saugrenues ?

J’en profite également pour lancer un appel à nos amis nains : de toutes mes victimes, pas une seule n’est naine. De même, au premier défilé, il n’y en avait pas un seul. Amis nains, je vous le dis avec beaucoup de sincérité : vous êtes plus beaux que des elfes, alors montrez-le à tous !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Paparazz’Ithilien

Frontalière Jessaldine.

Voyez et admirez, hobbites et hobbits, votre Frontalière Jessaldine !


Pour ma première tenue, il m’était impossible de faire autrement que de vous présenter ma Jessaldine, et dans une des tenues que j’affectionne particulièrement. En effet, la petite hobbite toujours bien habillée et courtoise, présente à quelques événements et faisant preuve d’une joie inépuisable, s’avère être en fait une frontalière. Attention à vos paroles mesquines, Grandes Gens ! Cette hobbite est très fière de son travail, et prend à cœur la protection de la Comté comme jamais vous ne pourrez prendre à cœur quelque chose. Malgré tout ce que vous pourrez penser d’elle, elle n’hésitera jamais à sortir ses armes pour vous empêcher de faire du mal aux siens, même si vous êtes un des guerriers les plus forts de votre pays. Bien évidemment, sa haute fonction s’accompagne d’un uniforme réglementaire !

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À vrai dire, il s’agit de la troisième tenue que j’avais confectionnée pour ma hobbite, mais j’en avais l’idée dès sa création. Il me fallait une tenue de frontalière. Je me suis donc naturellement inspirée des PNJs des frontaliers, mais leur tenue n’est pas accessible. Quand je suis allée voir les équipementiers, il y avait en effet un haubert de frontalier, mais qui n’avait rien à voir avec ce que nous pouvions voir sur les PNJs – en plus, je ne l’aimais pas. Seul le chapeau, que l’on obtient avec les quêtes de Grand’Cave au début, était une réplique parfaite et impossible à remplacer par autre chose. Néanmoins, la couleur fade de base ne me plaisait pas. Quant à la tunique, la veste bordeaux ne peut pas être teinte, c’est pour cela que je suis partie sur cette couleur pour le chapeau.


Une nouvelle journée qui commence...
Une nouvelle journée qui commence…

Bien qu’elle aimât trop sa fonction pour s’en plaindre, les horaires étaient parfois épuisants. À vrai dire, la veille, Jessaldine avait fini son service avant le premier souper, mais elle s’était alors empressée de se rendre au gala du Lierre Touffu – pour les rares fois où elle le pouvait, elle ne le manquerait pas ! Bien évidemment, la soirée avait été plaisante – elle avait pu voir son amie Louella notamment, qu’elle n’avait plus vue depuis le défilé – mais ce matin-ci, elle regrettait quelque peu son escapade nocturne (bien que les compliments sur sa nouvelle toilette l’eussent ravie). 

Le réveil fut difficile, mais rien ne pouvait terrasser le courage de la hobbite, qui s’empressa de faire sa ronde habituelle, afin de vérifier que Stock, le Brandevin et le Pays de Bouc étaient calmes. Sa vigilance s’était accrue il y avait des mois de cela, lorsqu’un étrange cavalier, telle une ombre, avait fendu la nuit dans un bruit assourdissant. Il ne s’était pas attardé, fort heureusement, mais de ce qu’en avait appris Jessaldine, il avait fait quelques dégâts de l’autre côté du fleuve. Si un tel maroufle osait s’aventurer une nouvelle fois, il rencontrerait le fer de sa lance (après une discussion civilisée tout de même, ce pauvre bougre avait peut-être ses raisons, qui sait). 

Alors ? Du nouveau Horacio ?
Alors ? Du nouveau Horacio ?

En contrebas, elle avait aperçu un de ses collègues frontaliers. Tout naturellement, elle était allée à sa rencontre pour le saluer et, il fallait l’avouer, faire un brin de causette – hé bien, oui, elle avait ouï dire que la nièce de son beau-cousin au troisième degré était tombée malade, et il était également de son devoir de… de se tenir au courant du bien-être de ses voisins. 

Non, monsieur Bophin, je vous empêcherais de risquer votre vie bêtement !
Non, monsieur Bophin, je vous empêcherais de risquer votre vie bêtement !

Enfin, chaque jour avait son lot de surprises. Sans qu’elle ne put l’expliquer, ces hobbits, malgré leurs routines, arrivaient toujours à quelques fantaisies dont eux seuls avaient le secret. Ce jour-là, durant sa ronde, la frontalière avait été attirée par les bruits d’une foule, près de la rive. Elle accourut, pensant qu’un pauvre hobbit se noyait – elle ne savait pas nager mais, une corde et quelques braves pour la tenir depuis la terre auraient pu faire l’affaire. Qu’elle ne fut pas sa surprise en découvrant le cousin de Prisca, proclamant qu’il allait apprendre à nager. En bonne frontalière, Jessaldine s’empressa de le réprimander et de le faire revenir à la raison.

Après un dîner frugal – autrement dit, un repas pantagruélique pour ces frêles Grandes Gens – la frontalière s’était rendue sur les lieux de certaines rumeurs. Quelques gredins avaient osé s’approcher de la douce Comté, et avaient notamment volé une volaille à Madame Vertecolline – quels effrontés ! Lorsqu’elle se présenta à eux, réclamant cette pauvre bête, ils lui rirent au nez et déclamèrent qu’il était désormais dans leur ventre. Jessaldine réclama alors un paiement équitable pour ce qu’ils avaient pris, mais ils refusèrent – du moins était-ce ce qu’elle avait compris de leurs marmonnements entre deux rires. Qu’à cela ne tienne, elle entreprit de leur donner une correction et de ramasser leur bourse une fois à terre – quelques intérêts pour le dérangement n’étaient pas excessifs. 

Rassurez-vous, pas d'alcool en service.
Rassurez-vous, pas d’alcool en service.

Particulièrement fière de sa victoire – bien que ce fut très simple et rapide – la frontalière rentra à Stock, son village, afin de dédommager Madame Vertecolline de ce contretemps – avec les compliments des messieurs. Néanmoins, avant de reprendre une énième fois sa ronde, Jessaldine prétexta une visite professionnelle à la Perche dorée afin de s’octroyer une petite pause, le nez dans un verre – d’eau, bien évidemment, surtout pas de cidre, bien que cela fût son péché mignon.

3

La nuit tomba, quelques degrés également, et la hobbite resserra son écharpe autour de son cou. Sa chère mère, Pervenche, l’avait tricotée pour sa petite fille. Une mère était ce qu’elle était, et comme toutes les mères, Pervenche Magotte n’aurait jamais laissé sa fille être frontalière, si cela n’avait tenu qu’à elle. Avec quelques réserves, elle avait accepté le terrible choix de sa fille – mais pas sans une écharpe digne de ce nom pour qu’elle n’attrapât pas froid durant son travail !

Ah, ces soûlards...
Ah, ces soûlards…

Avant de rejoindre son lit, dont elle percevait la voix de loin, l’appelant, la quémandant… Jessaldine surveilla un temps une fête d’anniversaire devant la Perche Dorée – le petit William fêtait ses 14 ans, et lui ne buvait pas que de l’eau ! Heureusement, la bonne humeur régna et aucun débordement ne fut à déplorer – mais, rassurez-vous, s’il y en avait eu un, la frontalière Petitterrier aurait sévi ! À chacun sa routine.


Torse : Tunique à manches courtes et pantalon estivaux, festival d’été, en vert forêt.
Tête : Toque de shiriffe frontalier, récompense de quête à Grand’Cave, bordeaux.
Épaules : Spallières de voyageur elfe, craft de tailleur expert, bordeaux – mais fait par maman !
Dos : Sac de sentinelle, PNJ équipementier, terre de sienne.


Voici pour cette première tenue, ainsi que ce premier article ! J’espère qu’il vous aura plu.

Sincèrement vôtre, Jessaldine, Taill’Ithilien.

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