Nos rues ont du talent #1 !

Savez-vous que le triumvirat de blogs cosmétiques français n’est pas le seul moyen de trouver l’inspiration ? Regardez autour de vous…


Voici un article bien étrange, me diriez-vous. Pourtant, j’en avais l’idée à la création de ce blog, et je compte bien en faire d’autres ! Habituez-vous d’ores et déjà à ce format inédit et, surtout, prêtez-moi plus attention si vous me croisez sur le jeu, hihi. À vrai dire, si vous recevez de moi un MI vous complimentant sur votre tenue, commencez-vous à vous inquiéter. Si vous me voyez, ensuite, vous tourner autour : souriez, vite !

Cela fait un certain temps (mon premier méfait date de janvier 2016, pour être exacte) que j’ai décidé de prendre en screen les belles tenues que je voyais au détour d’une quête ou d’un orque. À vrai dire, lorsqu’on observe bien les joueurs nous entourant, beaucoup ont le souci de parader avec élégance et beauté. Même si la plupart d’entre eux n’ont pas la patience, ou l’imagination, ou même l’envie d’en faire des dizaines et des dizaines comme nous autres fashionistas (Pruna, Epi, Aza, on parle de vous !), il n’empêche que certains savent faire de très belles choses à l’occasion pour leur seul plaisir. Aujourd’hui, mon article vise à les mettre à l’honneur et à vous révéler leurs belles créations, pour le simple plaisir des yeux ! Il va de soi que, prenant ces screens à la sauvette sans que la personne ne soit forcément au courant, ils ne seront pas d’une très grande qualité. Vous découvrirez également que les festivals sont une très grande source de plaisir visuel et vestimentaire.


Mon premier méfait.
Mon premier méfait.

Le mousquetaire.

Oui, Valcapone m’a fait penser à un mousquetaire dans cette tenue. J’ai littéralement flashé dessus, alors que j’achetais quelques parchemins d’éveil. J’aimais beaucoup ce mélange de blanc et de rouge, sans parler de ce chapeau ! Il est très original et il est rare de le voir. Or, j’aime voir des choses inédites, et ce chapeau donne un petit air canaille et fripon qui m’a fait craquer. Le torse et les gants viennent des quêtes du Pays de Dun ; autrement dit, indubitablement de belles pièces. J’ai utilisé moi-même ce torse pour ma Delbenneth : si vous passez par cette région, surtout, regardez et gardez les quelques merveilles que l’on y trouve. Les bottes et les épaulières viennent du set de la compagnie grise, que l’on obtient avec la quête épique. Contrairement à Prunaprismia, j’adore cette tenue dans son ensemble, et ici, les pièces sont très bien utilisées. La petite dague glissée à la cheville et la protection d’épaule en métal octroient à la tenue cet aspect guerrier-vagabond. Quant à la cape, elle est sublime ! Elle s’obtient lors du festival d’été et je vous conseille de vous la procurer. Ici, l’arbre doré rappelle les quelques dorures présentes sur le torse et le bordeaux utilisé le relève à merveille.

Les seuls bémols que je puisse trouver sont le bug avec des épaulières – je maudis ces bugs, je les déteste, je pleure de désespoir face à eux – et les bottes, trop claires par rapport aux gants, à la cape et au chapeau. Mais il ne s’agit que du tatillonnage d’une addict de la perfection.

Celui-ci était consentant, si si !
Celui-ci était consentant, si si !

Deuxième méfait.
Deuxième méfait.

Un grain de sable.

Cette tenue est on ne peut plus simple, avec des éléments faciles à trouver. Voyez-vous, avec ma beornide Olgretta, dont j’ai déjà présenté une tenue, chaque tenue est associée à une couleur de tatouage bien spécifique. Lorsque je change de tenue, je change également la couleur de son tatouage ; cela peaufine et finalise l’habit. Il ne faut pas sous-estimer l’apparence de notre personnage, et Elayne a magnifiquement bien réussi cet exercice ! Tout l’attrait de sa toilette réside dans l’harmonie globale qu’elle propose : blonde et blanche de peau, la teinture blanche qui, ici, donne du beige, lui sied à la perfection. Les pièces sont également bien choisies. Tout d’abord, il n’y en a que trois, le nombre peut paraître petit mais, ici, des épaulières ou des gants auraient caché sa peau et cassé cet ensemble harmonieux. Qui plus est, la couleur claire rappelle les couleurs de l’été et le torse sans manche accentue cette impression. Les jambières proviennent du craft tailleur niveau maître ; j’admets qu’elles figurent parmi mes favorites de par ce mélange pantalon et jupe. Quant aux bottes, je ne saurais pas dire d’où elles viennent, mais elles sont très belles et arrivent à la bonne hauteur vis-à-vis des jambières.

Il s’agit d’un sans faute, à mon humble avis.


Celle que j'ai dû effrayer.
Celle que j’ai dû effrayer.

La blanche colombe.

J’étais obligée de vous mettre cette demoiselle dans mon premier article, tout simplement car elle fut la plus difficile à immortaliser ! Elle a été pour moi source de frustration, d’amusement et de gêne. Pour tout vous dire, elle n’arrêtait pas de bouger ! Je lui courais après sans cesse ! Imaginez-vous : Minas Tirith, personne à part nous deux, elle bouge dans tous les sens, et moi, derrière, qui lui court après où qu’elle aille. Je crois sincèrement que, si elle m’a remarquée, je lui ai fait très peur, hihi ! Pourtant, j’essayais d’être à peu près discrète, je gardais un peu de distance, je ne me précipitais pas juste après elle ; mais au bout de cinq minutes de ce manège, ma couverture devait certainement être grillée. J’ai même posé une question sur un des bijoux du raid sur le canal monde pour me trouver un alibi ! Si la joueuse (ou le joueur) passe par ici, je tiens à la rassurer sur ma santé mentale et sur sa propre sécurité physique : je te trouvais juste belle.

Toute en simplicité également, sa tenue est pourtant jolie et, elle aurait pu passer sur le thème des Tenues de soirée du premier défilé sans problème. Le blanc n’est pas une couleur très utilisée – certainement dû au fait que la plupart des pièces teintes en blanc donnent un blanc cassé ou un beige, comme la tenue précédente. Sayanu a su utiliser cette couleur avec brio. La robe d’azur, que l’on obtient au bout de 5 ans d’ancienneté sur LOTRO, est lumineuse à cause de cet aspect brillant ; le blanc est ici sublimé. Les petites dorures ressortent, et le serre-tête ailé (qui provient du camp d’escarmouche, PNJ ornementation) est teint en doré pour rappeler ces fioritures : elle a réussi, l’espace d’un instant, à me réconcilier avec ces ailes de métal disproportionnées ! Pour ce qui est de la cape, il me semble qu’elle vient du Store. Elle complète la tenue, tout d’abord par son aspect elfique, ensuite par ces petits détails dorés, puis par la petite touche de couleur qu’elle apporte. Le vert pourrait paraître inopiné, ou bien pourrait laisser à penser qu’il aurait fallu un autre détail de la même couleur, mais j’aime beaucoup cette petite touche. Moi-même, j’aime m’habiller tout en noir, ou en blanc, et relever le tout par de petits détails tels que les bijoux, la ceinture, les chaussures. J’aime beaucoup cette tâche de vert.

L’unique bémol réside dans l’aspect graphique de la cape. Tout est brouillon autour du cou et des épaulières auraient pu combler ce vide de pixel – ou bien, une âme charitable travaillant pour Turbine.

Pardon, Sayanu.
Pardon, Sayanu.

Immortalisé dans l'urgence.
Immortalisé dans l’urgence.

Robin des bois.

J’ai croisé ce robin des bois au festival d’été – croisé, c’est bien le mot. Je ne l’ai remarqué qu’à cause du bruit que faisait son sort de tp, autant vous dire que j’ai à peine eu le temps de faire N et F12 ! Malgré son départ imminent, il m’était inconcevable de ne pas l’avoir sur mon album de voyeuse souvenir. Je suis tombée amoureuse en un millième de seconde de cette tenue. Outre la couleur et les pièces choisies, c’est à nouveau le chapeau qui donne à la tenue toute son identité et son originalité, et me fait penser à Robin des bois. Quel malheur pour moi de ne pas reconnaître ce couvre-chef : si certains, ou certaines, savent comment l’avoir, je suis toute ouïe ! La veste de Nadhin est très belle – cela fait d’ailleurs un moment que je me dis que je devrais faire une tenue avec – dans ce vert forêt. Bien qu’elles ne soient pas bien distinguables, je crois également reconnaître les épaulières nadhin, elles-mêmes très belles et qui offrent une alternative aux épaulières de rôdeur habituelles. Il s’agit des mêmes gants que Valcapone, la première tenue de cet article. Ils ont l’air naturellement usés et sont parfaits pour un vagabond, un voyageur, ou un rôdeur. Les bottes viennent du Pays de Dun et il est très facile de les teindre, leur skin est unique et idéal pour des bottes montantes un peu lâches.

L’unique défaut que je pourrais y trouver réside dans le carquois, que nous ne pouvons pas très bien distinguer sur mon unique screen. Saviez-vous que tous les carquois ont une partie qui ne peut pas être teinte ? Évidemment, cette partie est toujours d’une couleur vive, et non pas d’un marron passe-partout. Autrement dit, lorsque l’on fait une tenue avec un carquois, il faut penser à intégrer la couleur fixe dans toute la tenue : ne vous demandez plus pourquoi nous en présentons peu.


Adorable compagne de pêche !
Adorable compagne de pêche !

La prune de la Comté.

Lors d’une de mes parties de pêche au festival d’été, je me suis retrouvée à côté de cette hobbite toute mignonne ! J’aime beaucoup l’aspect global de la tenue, sobre mais vivant, tout à fait hobbite. L’autre point positif réside dans la simplicité de sa confection : le torse et les jambes sont des crafts de bas niveau, l’écharpe vient du festival de Yule et on la voit souvent à l’Hôtel de vente, le chapeau est peut-être la seule difficulté puisque, de mémoire, il faut avoir réussi un des défis du Taureau Mugissant du festival de printemps. Le violet intégral donne un aspect très féminin et civil. Les mitaines de cuir rappellent la ceinture et le col. De plus, la tenue laisse à imaginer une tenue de tous les jours, qui peut être portée pour faire son travail, grâce à cet aspect confortable et pratique. Le chapeau ajoute cette touche de tenue travaillée, et pas simplement d’une armure tout juste teintée. J’aime beaucoup sa forme et il se teint facilement – j’aime beaucoup les chapeaux, je l’avoue.

Seuls les avant-bras, en vert et en or, contrastent et cassent l’ensemble.


Voici pour ce premier « Nos rues ont du talent ! » qui, je l’espère, ne sera que le début d’une longue série – cela dépend de vous et de vos belles tenues ! Vous êtes également prévenus : si vous me voyez, faîtes attention à votre pudeur. Je tiens à m’excuser auprès des joueurs que j’expose ici, pour les avoir pris en screen à leur insu, et pour les montrer ainsi à tous – mais rassurez-vous, si vous êtes ici, c’est que vous êtes beaux.

J’aimerais également avoir votre avis sur cette nouvelle forme d’article, qui met à l’honneur d’autres que moi. Est-ce que cela vous plaît ? Préféreriez-vous lire mes histoires saugrenues ?

J’en profite également pour lancer un appel à nos amis nains : de toutes mes victimes, pas une seule n’est naine. De même, au premier défilé, il n’y en avait pas un seul. Amis nains, je vous le dis avec beaucoup de sincérité : vous êtes plus beaux que des elfes, alors montrez-le à tous !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Paparazz’Ithilien

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Une tenue pour deux destinées.

Le monde est vaste, et nombreuses sont les vies différentes… Mais vouloir être belle, c’est universel !


J’ai, d’une certaine manière, cette tenue dans mon cœur. À vrai dire, j’avais l’idée de cette tenue depuis très longtemps ; elle était destinée à une elfe mais – comme vous vous en doutez – je n’ai pas beaucoup d’elfe – si ce n’est pas zéro – dans ma liste d’amis. Au bout de longues semaines, j’ai craqué, il fallait que je la fasse, même si ce n’était que sur une humaine. Delbenneth était à proscrire, c’était très, très, très, très loin de son caractère et de son histoire. Voyez-vous, j’ai tellement d’objets d’ornementation que j’ai créé un autre personnage sur lequel j’entrepose tout (et j’envisage déjà de faire un autre personnage), il s’agit de cette humaine aux cheveux blonds. Donc, j’ai fait la tenue que je voulais faire depuis si longtemps, et j’en ai fait une autre version plus humaine : j’ai simplement changer le chapeau et le style en est totalement transformé. Pour jouer l’elfe, j’ai profité de ce blog pour passer une annonce, comme vous avez pu le voir, et c’est une des Groupigs, Eljoying, qui a répondu à l’appel et a accepté de jouer les poupées.

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Tout est parti de la robe de réputation de Fondcombe. Lorsqu’on la teint en vert ou en jaune par exemple, elle est totalement verte ou jaune. Mais, lorsqu’on l’a teint d’une couleur foncée (noir, gris ou, en l’occurrence, marron noyer), la robe prend deux couleurs et révèle ce bleu clair qui n’a, me semble-t-il, pas d’équivalent en teinture (à part, peut-être, le bleu de Belegaer qui est inaccessible pour le moment). Je trouvais le rendu bien plus beau et élégant. En cherchant ce qui pourrait aller avec, j’ai croisé une personne qui avait cette cape ; je l’avais oubliée et je suis allée voir ce que cela pouvait donner. Je n’ai pas été déçue ! Le bleu clair ressemble beaucoup à celui de la robe, et un petit marron noyer en plus, elle était parfaite. Que dire des épaulières ? En les découvrant, j’en suis tombée amoureuse et je vous conseille d’en avoir une paire disponible à tout moment. Pour ce qui est du couvre-chef, la capuche finalisait cet air elfique – discret et en déclin – tandis que le chapeau donne un air de femme élégante et aisée. Ajoutons à cela que je n’ai jamais vu ce chapeau sur aucune autre tête, je ne pouvais que l’aimer.


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Vendredi 29 Juillet.

Ce matin, je me suis vêtue de mon nouveau couvre-chef, une merveille que je ne regrette pas d’avoir acheté pour quelques pièces. Bien évidemment, mon mari a un peu ronchonné en le voyant – la nuit ne l’a hélas pas fait changer d’avis à ce propos – mais il ne m’a rien dit. Je me suis fait un véritable plaisir à lever la tête fièrement. Il s’agit d’une vile provocation, je l’entends bien, mais il me laisse si peu de liberté qu’il devait se douter qu’à un moment, j’allais lui en faire voir de toutes les couleurs. Je ne me suis pas arrangée pour me marier à un magistrat pour ne pas profiter un peu de la vie, tout de même ! De l’humilité, qu’il me dit, ah ! s’il avait vu cette peste d’Erellig qui fanfaronnait comme une Dame de partir vivre dans un domaine au Nord, il me jugerait comme la femme la plus simple de Bree. Soit ; étaler ma colère ne m’aidera pas. Je suis partie de bon matin, abandonnant mon incapable de mari, pour trouver un peu de réconfort dans la ville – et je dois l’avouer, je voulais montrer ma toilette à mes amies !

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En quittant ma maison, je n’avais pas de destination précise. Je commence donc à déambuler près des fours, sentant la merveilleuse odeur de pain chaud – mais je n’en prends pas, voyez vous, la gourmandise ne doit se faire qu’avec délicatesse, si l’on veut rester jeune et belle le plus longtemps possible, ce que n’a pas compris cette cruche d’Ysolt. J’ai croisé M. Petitbourgeon, déjà tout en sueur de si bon matin malgré son âge – cet homme n’a pas toujours eu de chance et j’admire son courage. Il me propose alors de boire un verre avec lui mais, à vrai dire, je lui ai sorti une excuse absolument minable afin de ne pas supporter sa forte odeur après un dur travail. Après le souper, j’essayerai d’aller le voir, avec un peu de rosée. Même s’il est rebutant par l’allure, il est très gentil et agréable. Cela me permettra de fuir la maisonnée également ; c’est décidé, j’irai.

En fait, je ne rencontre personne au début, et je m’ennuie un peu. D’autant plus qu’il y a des nuages qui cachent le soleil, il fait un peu frais et j’hésite à rentrer ou non. Bien sûr, l’idée ne m’effleure l’esprit qu’un court instant, cet idiot n’est pas encore parti et je ne veux toujours pas le voir. Je flâne un peu, je profite seulement de la ville qui commence à être animée. Je passe par la Promenade des Érudits, j’aime toujours autant cet endroit calme et beau – et propre !

2 sous ? Vous savez parler à une femme !
2 sous ? Vous savez parler à une femme !

Je finis par m’arrêter au marché. Quelle aubaine, il n’y a pas encore foule et les marchands ont encore des marchandises ! Je croise une connaissance – et elle jette un œil à mon chapeau, oh, je me suis sentie belle et j’en ai été ravie. Peut-être même qu’un homme aura l’audace de me le dire en face ? Un qui n’est pas aveugle sans ses immondes petites lunettes de magistrat – quoi que, même avec, mon mari ne m’a semble-t-il jamais vue, ou alors il aurait un peu plus de considération pour son épouse, que diable. Je l’admets ! J’ai craqué pour une adorable petite broche, mon cher confident, je vais devoir la cacher quelques jours le temps que la tempête de Monsieur se calme. 

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Je remonte ensuite le chemin vers le Poney Fringuant. Devant l’établissement, je rencontre un homme qui n’est visiblement pas d’ici. Comme il a l’air de s’ennuyer sur la place – et que moi aussi – je lui adresse le bonjour, et j’engage une conversation polie. J’apprends qu’il se nomme Aldanihr et est effectivement un voyageur, il a dormi dans l’auberge et reprendra la route après s’être restauré. Je l’invite naturellement à venir pour le thé – il parle bien et se montre courtois, ce sont des qualités rares en ce bas monde et cela me permettra peut-être de faire comprendre à mon mari ce qu’une femme attend d’un homme. 

J'achète ? J'achète pas ? J'achète ?
J’achète ? J’achète pas ? J’achète ?

Je passe par le magasin. Mon intention première est de montrer à mon cher ami comment ce nouveau couvre-chef que je lui avais acheté m’allait à merveille. Ah! je découvre des nouveautés, et, misère, peut-être n’aurais-je pas dû acheter la broche ? Je trouve une somptueuse robe, et son tissu est doux et, par les dieux, je suis bien sur le point de l’acheter. Par chance pour mon époux, je n’ai plus assez dans ma bourse. Il me faut soit attendre ma solde hebdomadaire, soit… oh, mon cher journal, je te le dirais volontiers, mais j’ai parfois peur que ton secret ne cesse, pardonne-moi. 

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Malheureuse, je quitte le magasin et m’en vais. Je reprends néanmoins mon sourire en voyant mon amie Lucie, qui s’empresse de venir à ma rencontre et de me complimenter pour ma toilette. Elle ne pouvait pas me faire plus plaisir ! Elle m’emmène aux jardins car elle a ouï dire que Tristan s’y rendait pour jouer un peu de musique. En effet, nous arrivons et une sublime mélodie nous accueille. Je danse et chante avec eux un long moment. Si seulement ce beau musicien avait été plus qu’un simple fermier… Oh, nous venons de toquer à la porte. Mon invité est arrivé. À plus tard, mon cher journal.


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Mon cher ami,

La pâle lumière du jour inonde la délicate Imladris. Beaucoup rêvent de sa beauté, d’autres s’en enivrent jusqu’à l’ivresse éternelle, et moi je n’y vois qu’une fosse où je me noie. J’entends ton soupir, peut-être même émets-tu un commentaire se rapprochant du grognement. Tu me reproches mes redondances et ma tendance ridicule à la mélancolie, n’est-ce pas ? Je souris, seule, en imaginant seulement ta réaction. Je pense alors que, je ne t’ai jamais dis à quel point je m’attendrissais de tes mots. Malgré tes remontrances, j’ai toujours su que cela trahissait ton affection pour moi, mon ami. Je te remercie de me l’avoir prouvée à maintes reprises.

Il pleure sans raison Dans ce cœur qui s'écœure.
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.

Je passe par les cascades – peut-être m’as-tu vue depuis ton balcon. Je m’y rends trop souvent, je le sais. Mais le bruit de la cascade sur les rochers m’apaise et réveille en moi cette vitalité qui se meurt peu à peu. Tu m’as souvent demandée pourquoi j’aimais ce son, et je ne t’ai jamais répondu. Tu ne m’en as jamais tenu rigueur. Aujourd’hui, il est temps que tu saches. Ce que tu considères comme un tonitruent duel entre l’eau et la roche me rappelle le fracas des armes d’antan. Malgré les siècles passés, il s’agit d’un souvenir qui ne s’évaporera jamais – et quand bien même, je ne veux jamais l’oublier. Tu es si jeune que tu ne comprendras certainement pas, mais il est impossible de sortir d’une guerre. 

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Vois-tu, je suis allée voir le Seigneur Elrond ce matin. Il n’a pas été surpris de ma visite, seulement triste. Mon cher ami, ne m’en veux pas ; je suis allée lui annoncer mon départ. Je ne suis pas allée te dire au revoir, et en lisant ces mots, ta colère est légitime. Mon cher ami, pardonne-moi, mais si je puis affronter une armée entière, je n’aurais pu soutenir ton regard déçu, ou accusateur, ou triste – tout cela à la fois ? Durant mon séjour à Imladris, tu fus celui que j’appréciais le plus, et j’aimais nos balades entre les rivières de fleurs et nos batailles entre les montagnes de neige. Je te remercie d’avoir allégé le poids oppressant de la tranquillité. 

Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente N'éprouve devant eux ni charme ni transports
Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
N’éprouve devant eux ni charme ni transports

Mais mon âme est demeurée en de sombres lieux, vaillante et seule, et il est temps pour moi de la retrouver. Je quitte les miens pour de biens étranges raisons, penses-tu. Tu as toujours vécu ici, entouré de la beauté de la vallée, de ses rivières, de ses arbres aux couleurs de lumière, de ses fleurs si odorantes, de ses habitants si accueillants, et de sa musique envoûtante. À mon cœur, il ne s’agit que d’agréables illusions faites pour nous embrumer l’esprit et nous aider à supporter les âges. Je ne veux pas finir ainsi ; vivre une vie au goût si subtil jusqu’à ce que la lassitude nous pousse vers le large. Je veux partir et pleurer, chanter, souffrir, rire, combattre, aimer, mourir. 

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Les mots et les caressent ne peuvent plus me faire changer d’avis. Je suis partie, et je pense ne pas revenir. Je te remercie d’avoir été mon ami. Puisses-tu me faire don de ta grâce.

Melon le.


Tête : Capuche de voyageur, coffre à butin, en marron noyer pour l’elfe. Chapeau d’assaut pénétrant d’Eomer, tailleur Estemnet, en bleu océan pour l’humaine.
Dos : Cape de l’étoile d’argent, camp d’escarmouche, marron noyer.
Épaules : Protections d’épaules souples des Landes Farouches, tailleur Estemnet, marron noyer.
Torse : Robe d’elfe à manches courtes, réputation Fondcombe Sœur, marron noyer.


Je m’étais dis de faire plus court, étant donné que je présentais deux personnages avec deux tenues, mais comme vous pouvez le constater, je n’ai pas contrôlé mes mains.

Je remercie Eljoying pour sa participation ! D’ailleurs, pendant la séance photo, elle m’a offert un petit bonus… Vous savez tous qu’il ne vaut mieux pas tomber dans les rivières de Fondcombe au risque de nager pendant longtemps, évidemment. Mais c’est bien trop simple et banal, n’est-ce pas ? Il fallait qu’elle tombât dans une crevasse sous la rivière !

Heureusement qu’elle était accompagnée d’une chasseuse… Ah! Eljoying, la future assistantes hors-mapeuse de Yao.

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

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Recherche de mannequin : elfe féminin de Fondcombe.

Avez-vous déjà eu une idée, mais sans aucun moyen de la réaliser ? C’est particulièrement frustrant.


Avis de recherche !

Afin de représenter une tenue dont j’ai l’idée depuis quelques temps, je fais appel à vous, afin de trouver un mannequin capable de porter ce que je lui dirais de porter, mais qui pourra aussi m’accorder un peu de temps pour une séance photos. Je recherche donc une femme elfe de Fondcombe, sans aucun prérequis physique.

Néanmoins, afin de porter cette tenue, il est requis :

  1. Accès à Fondcombe.
  2. Réputation de Fondcombe max.
  3. Emplacements de garde-robe libres.
  4. Quelques marques et médaillons.

En résumé, rien de très difficile à avoir. Je fournis les pièces d’ornementation et les teintures.

Vous êtes intéressé ? N’hésitez pas à laisser un commentaire ou à me contacter sur le jeu (/dire Delbenneth, /dire Jessaldine). Je vous remercie d’avance !

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.


Cobaye Mannequin trouvé !

Merci à Eljoying pour sa participation.

Les frères Celdor en voyage.

Serait-ce un elfe ? Avec un nain ? Quel étrange duo que les frères Celdor.


Après un indémodable, laissez-moi vous surprendre en vous proposant non seulement un elfe, mais un couple improbable. Khazador et Celebrinborn n’avaient rien en commun, jusqu’à ce qu’ils partagent le même maître, la naine Nuzi Mainsalvatrice. Vous vous en doutez – nain et elfe oblige – l’entente n’a pas été immédiate. Ils étaient plutôt de très grands rivaux, étudiant toujours plus pour surpasser l’autre et devenir un meilleur gardien des runes que l’autre. Mais avec le temps, ils apprirent à s’apprécier, et à se considérer comme des frères – n’en voulez pas au petit Khazador, tous ses frères étaient de grands guerriers tout en muscles et avoir quelqu’un avec un peu de jugeote le changeait. Hélas, l’âge et le temps eurent raison de leur maître. Celebrinborn devait quitter les Montagnes Bleues pour retourner auprès des siens – aussi étrange que cela me paraisse, un elfe semble être capable de se rebeller, même un peu, car il décida de ne pas faire ce que l’on attendait de lui. Ainsi les deux gardiens des runes, frères de cœur, partirent ensemble faire profiter aux mondes leurs immenses connaissances – et leurs immenses chevilles.

Tu vois quoi ? - Bah des ruines.
Tu vois quoi ? – Bah des ruines.

Cette tenue est partie d’une idée que m’avait donné Mamie Krevy, elle m’avait demandé une tenue pour son Maître du savoir dans les tons bleus. Je voulais faire un mélange de bleu vif et de terre de sienne – je suis partie sur tout autre chose pour elle, finalement, je vous le montrerais peut-être un jour, il va juste me falloir des mois de supplications pour avoir une séance photo. Bien sûr, je n’ai pas abandonné mon idée, et je l’ai réutilisée pour les frères Celdor – tonton Silma (aussi connu sous le nom de Vanielle dans les Daft Pigs), qui est donc l’elfe (j’en habille, hors de question d’en avoir sur mon compte !) m’avait demandé une seconde tenue, ayant aimé la première (je vous la montrerais aussi, patience !). Je suis tombée amoureuse du pantalon : simple mais la teinture rend merveilleusement bien dessus, et les petits détails sur les côtés finissent de décorer la pièce. Il n’est pas évident, cependant, de trouver une tenue qui aille aussi bien à un elfe qu’à un nain. Il y a notamment deux petites différences : le diadème, mais il s’agissait d’un choix, et les gants. Les gants bleu/blanc qui montent sur l’avant-bras sont tout simplement splendides, de surcroît, ils conviennent à merveille à des érudits chics qui écrivent régulièrement. Hélas, cela faisait de trop gros bras pour Khazador, aussi ai-je opté pour des gants ne recouvrant que la main. Ensuite, que dire de la cape, si ce n’est qu’elle est merveilleuse ?


J'étais sur la route... ♫
J’étais sur la route… ♫

Au dehors, le voile de la nuit avait recouvert les terres sauvages de l’Ouest. Tout le monde le savait : il était dangereux de voyager de nuit dans cette région. Par chance, une auberge rustique avait ouvert ses portes aux deux étranges voyageurs. Ils attirèrent l’œil, mais dédaignèrent les chuchotements – par habitude, en effet. Dans l’âtre rouge et noir, un brasier était régulièrement alimenté, afin de procurer à toute la pièce la douce chaleur d’un feu qui transperçait l’air nocturne. Tels des papillons de nuit, les frères s’approchèrent des flammes qui s’entremêlaient aux notes cassées d’un luth d’un autre âge. Le bruit redondant des crépitements et des grattements réveillèrent leur sommeil, et dans un magnifique bâillement, ils décidèrent de se reposer de leur longue journée de marche. 

Ils se réfugièrent dans la chambre miteuse qu’ils avaient louée afin de bénéficier du repos du juste. Quelques fugitifs couinements aux coins des pièces et les draps rongés par les mites eurent presque raison de Celebrinborn, qui songeait alors à la terre fraîche et à un nid de feuillage, plus au goût d’un elfe. Mais, par quelques menues et tendres attentions de son frère, il trouva le sommeil, bercé par des mots en khuzdul auxquels il n’entendait rien (en fait, heureusement).

6

Le lendemain matin, après une nuit peuplée de rongeurs et d’insectes dégoûtants, les deux compagnons reprirent leur route. Où allaient-ils ? Eux-même ne le savaient pas vraiment ; seules les rumeurs de terres rougeoyantes avaient attiré ces experts en mystères. Les routes n’étaient plus autant empruntées que jadis, et leur avancée était ardue, causant des douleurs lancinantes en bas du dos. Alors que le soleil était à son zénith, leur ombre se rétractant, se cachant, ils firent halte dans une ancienne ruine d’un ancien temps. 

Allez, partage ! Radin.
Allez, partage ! Radin.

De là où ils se trouvèrent, une vue imprenable s’offrait à eux. Les terres désormais pauvres et blessées étaient d’une pâle couleur. Hélas, ils ne purent prolonger trop longtemps leur arrêt, la nécessité d’un nouveau lieu de villégiature étant toujours présente. Ils mangèrent à leur faim, reposèrent leurs pieds rougis malgré les souliers neufs et robustes qu’ils eurent achetés, fumèrent un peu – se taquinèrent un peu – avant de reprendre chemin. 

Par chance, leur voyage se déroula sans rencontre importune – ou plutôt, heureusement pour ceux qui auraient eu l’idée de se mettre sur leur chemin. Ils firent une nouvelle halte en apercevant un petit lac d’eau claire. Ils purent s’abreuver et remplir leur gourde, ainsi qu’admirer les reflets des branchages sur l’onde tranquille. 

Celdor tenue de voyage

Puis, non loin de la source fraîche, ils rencontrèrent un peuple vivant dans une ruine. Ils furent chaleureusement accueillis, et décidèrent d’y passer la nuit. La chaleur de la compagnie délièrent leur langue, et ils offrirent moult récits. Mais ils en apprirent plus sur ces terres rougeoyantes, et leur prochaine escapade promettait d’être mouvementée… 


Tête : Beau serre-tête d’elfe, festival de printemps pour Celebrinborn. Serre-tête en adamantite, coffre à butin pour Khazador.
Dos : Cape de Nárië, festival d’automne?, bleu evendim.
Épaules : Spallières de chasseur, Harndirion, bleu evendim.
Torse : Armure d’érudit nain, tailleur léger expert, bleu evendim.
Gants : Gants de la Mélodie insouciante, camp d’escarmouche set Barad Guldur 65, bleu evendim pour Celebrinborn. Gants de partisan elfe, tailleur intermédiaire artisan, bleu evendim pour Khazador.
Jambes : Jambières de cérémonie de la Voix argentée, camp d’escarmouche set Faille, terre de sienne.
Bottes : Bottes de cuir brossées, camp d’escarmouche, bleu evendim.


Alors, qu’en pensez-vous ?

Sincèrement vôtre, Delbenneth, Taill’Ithilien.

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